#Metoo #Balancetonporc, sexe et yoga

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Sexe : sommes-nous égaux quand nous pratiquons le yoga ? Et quand est-il du fameux #balancetonporc ou encore du #Metoo dans le monde yoguique ? Mais si vous savez ce nouveau phénomène pour sensibiliser le public sur le fléau du harcèlement sexuel.

Pour commencer considérons les forces en présence ! Vous-êtes vous amusé un jour à compter les hommes et les femmes présents dans un cours de yoga en occident et surtout en France ? Hum… hum. Allez, on va le dire clairement : les hommes commencent à s’intéresser à l’activité de leur compagne…. pour comprendre ce que les rend soudain si épanouies et j’oserai dire qu’ils sont de plus en plus nombreux à franchir les portes d’un cours de yoga… 30 % de « yoguistes » sont aujourd’hui des hommes contre 10 % il y a une dizaine d’années, selon les estimations de la Fédération Nationale des Enseignants de yoga (FNEY). Même si le yoga à l’origine était une affaire d’hommes, force est de constater qu’on peut encore les compter sur les doigts d’une main dans les séances de yoga (bah oui, 3 hommes contre 7 femmes dans un cours de 10… selon les statistiques ! Dans mes cours, ils sont plutôt de l’ordre de 2 pour 15 femmes… Et je pense que les hommes qui s’y mettent sont plutôt de la tranche d’âge 30 à 40 ans.)

Donc, non, messieurs dames, pour les chiffres nous ne sommes vraiment pas égaux !

Voyons à présent, côté physique ce que cela donne  ! Il n’y a qu’à voir, leurs regards exhorbités lorsque nous mesdames entrons gracieusement dans la pince assise (encore intitulée selon les écoles, flexion avant assise ou pour être plus universel Pashimotanasana)… ET les voir souffler comme des bœufs dans la posture alors que nous la tenons avec souplesse et sans aucun effort (je caricature beaucoup, et désolée pour les plus souples d’entre vous, je sais qu’il y en a !)

Mais aussi, on peut les envier lorsqu’il leur arrive d’entrer très facilement dans la posture du corbeau, alors que nous mesdames nos petits biceps nous font défaut ! Pas d’égalité des sexes dans les postures de yoga…. on le voit bien…

Voyons alors de plus près les motivations des uns et des autres pour se contorsionner sur un tapis de yoga ! Cela me semble plus rapprochant ! Dans la majorité des cas, les réponses des débutants, hommes comme femmes, ressemblent à cela.

“Mieux respirer !

Mieux me détendre !

M’assouplir !

Apprendre à me relaxer.

Me recentrer.”

Et là, messieurs dames, je vous le dis : face au stress, nous cherchons tous une solution. Homme et femme même combat à ce niveau-là… C’est du moins ce que je croyais, jusqu’à ce qu’un jour, un médecin spécialisé dans la gestion du stress m’apprenne que face à ce phénomène de la vie (ainsi se définit le stress selon le grand expert dans le domaine, Mr  Sélye) les femmes s’avéraient plus résistantes que les hommes. Je n’ai rien répondu, mais je n’ai pas pu m’empêcher de sourire intérieurement en pensant qu’évidemment, elles supportaient mieux le stress parce qu’elle savait mieux s’armer contre lui en fréquentant les cours de yoga. Bon alors, continuons… non, finalement, nous ne sommes pas égaux non plus à ce niveau-là.

Petite question à vous messieurs : est-ce que les hommes qui viennent en cours de yoga ou enseignent le yoga, cherchent vraiment à se détendre et à transmettre leurs enseignements ou bien à se rincer les yeux face à de superbes corps de déesses dans des postures pouvant rappeler le kama sutra (mode solo) et pourquoi pas lier quelques amitiés féminines ou plus si affinités, (ce qui peut se comprendre, nous aussi les femmes pouvons nous comporter ainsi). Et bien, avec mon recul dans le domaine, je dirai que le milieu du yoga n’est pas épargné par la drague. Et qu’il n’est pas non plus indemne d’abus malveillants.. Oui, les porcs existent aussi dans les cours de yoga. Et ce n’est pas parce que l’on se dit yogi que l’on devient soudain un saint sans impulsions sexuelles, ni velléités de manipuler/abuser des femmes par le pouvoir et la force. J’en veux pour preuve le nombre impressionnant de swamis qui font chavirer le coeur des femmes esseulées et qui, après en avoir fait souffrir quelques unes ou manipulées quelques unes (ils sont forts avec leurs siddhis), rendent finalement leur tenue orange ou se voient accuser de harcèlement sexuel. Le cas de ce fameux yogi Bikram Choudhur aux Etats-Unis, s’avère assez symptomatique. On compte contre lui pas moins de 6 accusations de viol et de harcèlement sexuel.

Une élève m’a posé des questions l’autre jour en cours sur la place du sexe accordé dans le yoga. Elle voulait en savoir plus sur le tantra… le yoga qui sacralise le sexe pour mener l’Homme à la libération ou bien encore sur ces techniques de Brahmacharya, ou on se passe de sexe pour éviter de perdre trop d’énergie inutilement. Entre pas de sexe du tout et du sexe au milieu des pratiques…  le sexe possède une place dans les discussions yoguiques. Pour ma part, je dis que ce qui importe le plus, ce n’est pas la place qu’on lui donne, mais la discrimination que l’on garde face aux discours émis sur le yoga et le sexe. La question “Ma volonté et mes désirs sont-ils respectés” doit rester au centre des interrogations de chacune et chacun pour savoir s’orienter dans ce monde pas toujours des plus spirituels, même s’il s’affiche en apparence ainsi.

D’un point de vue purement yoguique et karmique, la différence des sexes s’avère une ignorance. Tôt ou tard dans cette roue des vies et des morts, nous naissons et mourrons avec un sexe ou l’autre, peut-être que le porc d’aujourd’hui était une vierge violée dans une vie précédente…. Cela ne lui enlève nullement sa responsabilité de porc d’aujourd’hui, mais cela change aussi les perspectives. N’y a-t-il pas des bourreaux et des victimes qui sommeillent en chacun de nous potentiellement ? Oui hommes et femmes, nous appartenons tous à la même famille !

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Yoga du chocolat : plein feux sur les samskaras du sucre !

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Om yogis,

Dans mon dernier billet, je vous avais annoncé mon intention de diminuer la consommation de sucre en 2018, voire d’éliminer certains sucres inutiles complètement… Je tiens tout d’abord à vous expliquer que cette nouvelle habitude que je désire mettre en place dans ma vie, n’a rien d’obsessionnelle. J’y vais tranquillement, sans me prendre la tête nullement et sans aucun jugement (pas grave si je succombe au chocolat). Et l’expérience continue à être intéressante.

Côté bonnes nouvelles, en tous les cas encourageantes pur moi, j’ai réussi à me débarrasser complètement des sucres inutiles contenus dans la sauce tomate industrielle. Un résultat bien exceptionnel ! (Hum, il faut bien s’encourager un peu) Zéro rechute depuis la dernière fois que je vous ai écrit ! Trop forte Mila ! Par contre, je n’en dirai pas de même du chocolat… Aïe ce bon vieux chocolat, qui fait appel à un réflexe totalement doudou de ma part ! Les yogis – les vrais, ceux qui contrôlent leur consommation de chocolat – parlent de samskaras… Inutile d’étudier bien longtemps mon mental, ni d’aller dépenser des fortunes en analyses, psy et autres (je présente mes excuses d’avance aux psychanalystes qui tomberaient par hasard sur mon billet, vous faîtes un travail merveilleux, ainsi que leurs clients en psychanalyses, surtout, ne changez rien !) Avant tout, il faut que je vous parle de vrittis. Le vritti est une onde de pensée. Vous vous souvenez sans doute des disques vinyles… ( Les plus jeunes, ne me regardez pas comme un dinosaure, ces disques sont de toutes façons de nouveau à la mode !) Et vous vous souvenez sans doute, de ce qu’il se passe quand un vinyle se raye… Non, l’ordinateur ne bugue pas… mais, le disque reste coincé, et le vritti devient samskara (une habitude mentale). Le sillon du disque et la phrase se répètent en boucle inlassablement !

Alors, je l’avoue, mon disque mental possède une énorme rayure avec un bon programme chocolat à l’intérieur ! A heure régulière, le disque bloque au même endroit. D’un coup, je n’entends plus qu’un son : CHOCOLAT… VITE CHOCOLAT….. Et comme j’ai gardé en moi, une bonne partie animale, me voilà en train de courir direction la cuisine et d’ouvrir frénétiquement le frigidaire !!! pour ce carré de chocolat réflexe. Si encore je prenais le temps de le savourer, mais pas du tout ! Je l’engloutis grave, sans même avoir conscience de sa présence en bouche… Et pour peu que le chocolat ne soit pas à 85 % minimum, catastrophe, il m’en faut un deuxième carré, voire deux barres dans la foulée, pour que le disque se remette en marche !!!

Dure condition que cette addiction à cette douceur du soir, qui utilise les mêmes mécanismes que celle de la cigarette (Je sais de quoi je parle : j’ai  été fumeuse dans une vie précédente, il y a environ 15 ans de cela ) !  Je me suis donc intéressée aux ingrédients des chocolats non bio… au lait et noisette. Donc pour une tablette de 100 grammes, il ressort que l’on mange 47 grammes de sucre, soit environ 8 à 10 morceaux de sucre (selon la taille des morceaux) et 37 grammes de graisse (dont 16g non saturées)… et le chocolat dans tout cela ? Et bien, l’entreprise assure un minimum de 30% de cacao. Conclusion, ce n’est pas vraiment le chocolat le problème !!!! Mais tout ce sucre…. Pour me faire une idée plus juste de l’affaire, j’ai donc fait cette petite expérience, et le résultat donne cela :

L’étiquette ne comporte aucune indication, sur la qualité du sucre utilisé. Pardonnez mon cynisme : je me suis mise en mode pensée actionnaire… J’ai visé mon compte en banque avec pas moins de 7 zéros. Et pour cela, j’ai bien rempli le récipient d’un mauvais sucre blanc issu de la betterave, celui qui bien sûr, allait me faire économiser un maximum d’argent pour un maximum de profits…D’autant plus qu’en poussant ce cynisme un peu plus loin, je n’ai aucun intérêt à ce que mes clients se désintoxiquent du sucre. En effet, selon une étude publiée le 23 août dernier dans le British Journal of Sports Medicine par deux chercheurs de l’Institut du coeur de Saint Luke, aux Etats-Unis, la consommation de sucre produirait des effets similaires à la consommation de cocaïne.

Il n’y a donc aucune raison, que la consommation de cette denrée ne s’arrête !

Quid ensuite d’un chocolat bio à 85 %, du type vendu en grande surface ? C’est en général le chocolat que je mange, j’ai remarqué qu’il était un peu moins addictif que l’autre… deux carrés peuvent suffire, à condition toutefois de rester consciente : à savoir bannir la tablette (de chocolat) dans les moments où je me retrouve devant un écran (quel qu’il soit ! lol, tablette y compris).

Résultat : deux fois moins de sucre, mais plus de graisse, pour une teneur de chocolat à 85% minimum. La dimension bio est pour moi évidemment rassurante, au moins, ce cocktail de sucres ne s’additionne pas à des produits chimiques non identifiés. Néanmoins, il y a quand même pas mal de sucres, ajoutant de l’acidose dans le corps avec toute la cohorte de méfaits qui l’accompagne. La question est alors la suivante ; faut-il éliminer complètement cette denrée comme j’ai pu le faire pour la cigarette (après tout, j’ai été élevée dans une famille où la tablette de chocolat était inexistante à la maison et je vivais très bien sans) ou bien faut-il complètement l’éliminer. En toute honnêteté, je n’ai pas vraiment encore de réponse à cette question, mais quelques pistes :

Il y a quelques années, j’avais servi de traductrice de l’anglais au français à un grand médecin ayurvédique, venu d’Inde, lors de ses consultations privées. Une dame possédait ce samskara développé du chocolat et souffrait d’embonpoint. Je me souviens encore de la réponse du docteur : (tout carré en moins, c’est toujours cela de gagner pour votre santé, et je dis bien santé, pas seulement une question de poids, bien que cela en fasse partie !)

Et deuxième piste, celle-ci donnée par mon excellent formateur de Sophrologie, le docteur Gilles Pentecôte : l’aliment n’est pas un problème en soi, mais c’est le comportement qu’il faut corriger et encore davantage la notion de stress associée. Un peu de pleine conscience corrige selon lui le soucis… L’idée étant de ne pas devenir esclave de l’habitude, mais de prendre du plaisir de façon consciente et ludique. Il existe donc dans cette réponse la dimension, je contrôle un peu le mental, du moins, je lui donne de meilleures habitudes.

Alors voilà ce que je préconise pour mon problème : le yoga du chocolat ! Quand j’entendais swami Kailasanda (directrice du centre de yoga Sivananda à Paris) nous parler de toutes ces sortes de nouveaux yogas émergeant aux Etats-Unis, mon petit sourire narquois avait tendance à s’afficher en mode automatique sur mon visage…  OUi franchement cela me faisait rire… Comment effacer un samskara chocolat fortement ancré en le renforçant par des cérémonies spirituelles sensées élevées le degré d’énergie et jouer sur nos chakras (franchement, cela me semblait une sacré foutaise !) Néanmoins, si je le regarde aujourd’hui, avec le prisme manger en toute conscience, je me dis qu’une habitude “animale” (et encore les animaux ne se jettent pas sur le chocolat ! ) serait alors remplacée par une habitude spirituelle. Je n’ai pas encore testé ce nouveau yoga… Mais promis, je vous en reparle prochainement !

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Je me débarrasse du sucre

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Voilà un moment déjà sans rien publier sur le blog !!! J’ai passé cette dernière année à écrire pour le compte des autres : un roman, et un manuel de formation pour les professeurs de yoga, en plus du reste pour le magazine Maxi pour lequel je travaille depuis si longtemps, en plus de la formation pour les professeurs de yoga, en plus de mes cours de yoga et de mes nouvelles études de sophrologie. Forcément, j’avais moins de temps pour le blog… Pour la bonne cause néanmoins. Le roman sortira en mai prochain dans une maison d’édition assez connue… Et avec l’auteur officiel, nous avons espoir qu’il sera porteur… C’est encourageant !

Je commence ma nouvelle année depuis hier avec une résolution prise depuis six mois ! Freiner et arrêter le sucre !!!
Tout a commencé en juin dernier chez le médecin… Piquée en 2012 par une vilaine tique bien infectée par la bactérie Borellia Bugdoferi… je craignais voir ressurgir la maladie… J’avais alors consulté un de ces courageux médecins infectiologues, par ailleurs, en ligne de mire du conseil de l’ordre des médecins… il m’avait bien dit !!! ATTENTION AU SUCRE !!! C’était la première fois que je l’entendais de la bouche d’un médecin… La première fois, c’était de la bouche d’une swami qui s’en était privée durant un an ! A l’époque – c’était il y a plus de dix ans maintenant, je n’avais pas bien compris ce tapas (vous savez, cela veut dire austérité en sanskrit et non pas tapas espagnol, synonyme de joie et d’abus alimentaire en tous genre !)
Je l’ai répété plusieurs fois sur ce blog… Oui, oui, vous le savez maintenant, le yoga parle aussi d’alimentation … d’alimentation yoguique… Et bien évidemment du temps de Pantajali, le sucre n’était pas un problème comme aujourd’hui, il peut l’être.
« Le sucre nourrit les cellules cancéreuses, sans sucre, vous privez le cancer de son carburant principal ! » m’a expliqué en décembre dernier lors d’une interview le Docteur Schwartz oncologue et auteur du livre pour guérir simplement le cancer… Au cancer, à priori, on peut ajouter une longue liste de méfaits… arthrose, toutes les maladies inflammatoires se terminant par ite, lyme, et j’en passe ! Selon lui, « Si vous lisez les recettes des livres de cuisine d’avant 1914, vous constaterez que très peu ne contiennent de sucre… les chiffres du cancer ont d’ailleurs explosé après cette date, quand le sucre blanc a commencé à faire son apparition sur les tables françaises… »
Pour ma part, j’ai commencé à diminuer ce sucre depuis juin. Mais quand on commence à mettre son nez dans cette affaire, on ne réalise pas vraiment à quoi on s’expose. Parce que du sucre, il y en a vraiment partout dans notre alimentation. Dans la sauce tomate industrielle, dans les plats cuisinés (que je mange très peu) dans les glucides, dans les gâteaux, dans les jus…. Comment dès lors les diminuer sans trop souffrir d’un coup ?

Au mois de décembre, j’ai interviewé pour un autre article à paraître dans Maxi prochainement, un couple, auteur du grand livre sur l’alimentation cétogène (fer de lance dans cette alimentation basse en glucide et haute en graisse.) Nelly Genisson m'avait expliqué à quel point, elle avait souffert lors de cette désintoxication au sucre... "J'étais une vraie droguée"selon ses mots.

Pour ma part, voilà comment j’ai commencé à réduire ces sucres :
– Semaine 1
Dresser le menu de la semaine.
Au bout d’une semaine, repérer où se cache les sucres dans les menus.
Exemple : spaghetti bolognaise végétarienne…

Hum, non seulement les spaghettis pourvoit un nombre de sucre inimaginable, mais en plus, ils sont bourrés de gluten. Ne serait-il pas possible de les substituer par autre chose ? OU du moins de réduire leur consommation pour ce mois-ci à un plat ? Histoire que le mental ne se rebelle pas trop.

Voyons la sauce tomate ! Vous êtes vous déjà amusé à faire votre propre sauce tomate avec.est  hum des tomates !!!! Voyez votre bon concentré de sauce tomate industriel, et placez-le à côté de vos deux tomates juteuses passées au blender… le résultat est édifiant. Le premier est rouge vif, le deuxième, presque rose !!! Sans parler de la consistance. Conclusion : mais que diantre mettent nos industrielles dans notre sauce tomate ! C’est décidé !!! FINIE la sauce tomate achetée en grande surface !!! Déjà que les tomates sont bourrées de pesticide, à quoi bon rajouter d’autres substances que le corps supporte sans trop se plaindre, mais jusqu’à quelle limite ?

C’est promis, je reviens en deuxième semaine pour vous raconter de nouvelles aventures.

A bientôt. Mila

 

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Sophrologie et yoga

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Dans un dernier billet, je vous annonçais avoir commencé, il y a un an, une formation en deux ans pour devenir sophrologue. J’entame actuellement la deuxième année au CENATHO, centre créé par Daniel Kieffer, et réputé pour son excellence en naturopathie.

Passionnée de raja yoga, le yoga de la maîtrise du mental, j’ai voulu compléter ma palette d’outils d’enseignante de yoga, pour plonger un peu plus profondément dans le fonctionnement du mental et pouvoir proposer à mes élèves un outil puissant pour exceller en pensées positives… un pivot déterminant en yoga. Le yoga ne saurait se passer de cet aspect. Pour méditer profondément, le mental a besoin de paix. Et comment être en paix avec soi-même et avec le monde, lorsque nos pensées regorgent de problèmes, de soucis et de croyances qui nous tirent vers le bas ? On aura beau se contorsionner sur un tapis, si en sortant de son cours de yoga, on recommence à ressasser, le corps inévitablement redeviendra tendu.

Plus fort que tout, notre mental dirige notre existence et possède une emprise indéniable sur le corps physique. Une pensée égale une tension dans le corps. Une pensée sombre génère évidemment beaucoup plus de tensions dans le corps. Si l’expression, en avoir plein le dos existe, ce n’est pas pour rien !

Créé par Alfredo Caycedo (1932-2017 )psychiatre, la sophrologie (SOS : harmonie – Phren : conscience – logie : étude) ou encore “l’étude de la conscience en harmonie “nous éduque à cette pensée qui rend plus heureux et qui forcément nous aide à nous libérer de nos maux physiques. Le mental, comme le reste, a besoin d’éducation. Qui nous apprend à l’école comment se servir de notre mental pour être heureux ? Qui nous montre ce chemin ? Nos parents n’ont pas reçu cette éducation, à priori, ils n’ont pas pu nous la transmettre.

Ne validant pas les méthodes de “guérison” utilisée dans l’hôpital psychiatrique où il travaillait, Alfredo Caycedo a décidé de rompre avec ces techniques ‘d’un autre temps”.  Il a créé la sophrologie : un mélange de yoga, de méditation zen, de bouddhisme tibétain, de phénoménologie, de neuroscience, de psychologie et de philosophie grecque. L’homme vit dans une caverne. Il ne voit pas la lumière à l’extérieur. Il prend les ombres pour une réalité. Un concept cher aux yogis, selon qui les hommes vivent dans la maya, l’illusion, piégé dans leur mental qui ne cesse de leur jouer des tours.

Au début réservé aux médecins pour leur pratique en cabinet, cette discipline s’est ouverte en 1970, aux autres thérapeutes. Elle s’applique à de nombreux domaines : sport, vie professionnelle, familiale, de couple, éducation, études, médical. Vous trouverez ci-dessous quelques applications.

Domaine médical
o Accompagne tout type de traitement
o Douleurs, rhumato, cancéro, cardio
o Troubles du sommeil
o Haute Tension Artérielle
o Psy ( phobies, Dépression, dépendances, TOC, troubles névrotiques)
o Dentisterie
o Troubles sexualité
o Gérontologie
o Effets de certains traitements
o Mise entre parenthèses du savoir médical pour vivre autre chose
o Stimule les capacités de guérison physique et psychiques
o Ne se substitue pas à un traitement médical

Domaine pédagogique
Mémoire, concentration
Motivations scolaires
Facilite les apprentissages
Préparation aux écrits ou oraux, concours
Diminue le stress des examens
Permet de se projeter positivement
Méthodes express pour étudiants

Domaine sportif
Concentration, attention
Confiance en ses capacités
Gestion du trac
Performances optimales
Récupération
Cohésion d’équipes
Préparation de compétitions ou évènements
anxiogènes

Domaine socio-prophylactique :
o Préparation naissance
o Accompagnement personnes en difficultés
o Sevrage des dépendances
oMilieux marginaux ( ado, délinquants, précaires,
milieux carcéral)
o Revalorisation des personnes en difficlulté
o Deuil

 

 

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Cours de yoga et méditation, ils vont de pair !

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“Union au Soi !” Souvenez-vous !  Comment avez-vous réagi en écoutant pour la première fois la signification du mot yoga ? Union pourquoi pas.. On peut comprendre que l’union soit nécessaire dans nos vies, il est facile d’apposer le mot connexion à soi… au petit soi, parfois si malmené dans nos vies devenues si stressantes. Mais que dire du Soi avec un grand S ? Votre prof a-t-elle, ou a-t-il, insisté sur cette majuscule ? Car le soi du Yoga s’écrit bien en majuscule… Et là, que faut-t-il bien comprendre ? Dieu ? Le mot a été si galvaudé, qu’en reste-t-il ? De la crainte ? De l’incrédulité ? Un pari ? Une croyance ferme ? Et quand bien même, si le yoga mène au Soi, que connaît-on du Soi ? Comment se l’imaginer ou se le représenter ? Comment vivre pour le SOi et rien que pour le Soi sans avoir aucune idée du chemin que l’on emprunte ?

Pourquoi ne pas voir alors dans le yoga, un outil puissant de perfectionnement dans tous les domaines de notre vie : physique, mental, psychologique, émotionnel, et enfin spirituel… le yoga nous rend meilleur, c’est indéniable. Il engendre une transformation invisible mais durable de la personne… on ne s’en rend pas forcément compte tout de suite. Au début, on note surtout, une amélioration au niveau physique… moins de douleurs dans le corps si on en avait… Puis… plus d’énergie, de vitalité, peut-être même de joie de vivre, de la détente… et si régularité, la transformation opère également dans le mental… soudain, les gens vous disent :  “tu as l’air plus détendu, plus disponible, plus intelligent… moins susceptible, moins irrité…”

En yoga tout commence sur le plan physique, grâce à la pratique de quelques postures. Disons que c’est la porte d’entrée… Mais, le yoga est une discipline holistique… qui ne s’arrête pas à cette première enveloppe de chaire et d’os.

On parle aussi d’éthique, de conscience éthique, de respiration, du contrôle des sens, de concentration, de méditation et enfin de réalisation du Soi.

Dans ce système, tout s’imbrique. Vous avez un souci et vous essayez de méditer ? Pour les gens qui pratiquent, avez-vous déjà fait cette expérience ? IMPOSSIBLE n’est-ce pas ?

Toute pensée engendre des tensions dans le corps. Quand un problème surgit, la tension augmente… Petit problème , petite tension, gros problème grosse tension… et si la tension persiste dans le temps…. le système nerveux trinque.

Donc, vous voilà avec votre problème… peut-être n’en avez-vous pas conscience. Et sonne l’heure du cours de yoga. On étire tout le corps. Le mouvement synchronisé au souffle allège le corps soudain d’un poids. Il respire, se libère.  Il existe une interaction puissante entre le corps et l’esprit, un corps tendu, alourdit nos pensées, nos pensées sombres tendent le corps, donc avec les asanas, on essaye avant tout de calmer le mental.

Méditer sans pratiquer d’asanas s’avère ardu. Et pratiquer les asanas sans méditer assèche le yoga. Qui va à la messe, uniquement pour pratiquer des génuflexions et s’asseoir et se lever d’un banc ? Le yoga est avant tout holistique. Esotérique à souhait, souple au centuple, adaptable, ouvert, libre, voilà pourquoi, il permet aux gens de pratiquer ces postures étranges sans s’intéresser au reste. Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Le yoga améliore la santé à tous les niveaux.. et les études scientifiques sur le sujet se multiplient chaque année d’avantage. Et si par chance vous vous intéressez à la méditation, sachez qu’elle est indissociable du yoga.

Sentant que la culture et les traditions du yoga se perdait, Pantajali, ce sage indien, a composé entre 300 avant JC et 500 après JC, ses fameux yoga sutras : 108 aphorismes en tout, des petites perles de sagesses qui s’imbriquent les unes aux autres, pour décrire les 8 membres du raja yoga, la science du contrôle du mental ou encore psychologie du yoga.

” YOGA CHITTAS-VRITTI-NIRODHAH”

Le yoga signifie restreindre les activités du mental, écrit-il dans son deuxième aphorisme.

Objectif de l’opération : silence absolu ! “Mission impossible vous voulez dire !” Pour ceux qui n’en n’ont jamais fait l’expérience, je vous invite à vous asseoir en tailleur, le dos droit, aussi confortablement que possible, fermez les yeux… et allez-y… observez si vous atteignez si facilement que cela ce silence absolu, visé dans le yoga… Cela donne au moins une idée du Soi : pas de bruit ! Quel est à votre avis, votre voisin le plus bruyant ? Pour ma part, j’ai arrêté de me plaindre du bruit le soir, en constatant que celui qui me dérangeait le plus, n’était pas mon voisin fêtard de palier, mais mon mental qui saute sauvagement toute la nuit dans ma tête ! Je vous assure que cela change les perspectives.

Après 20 ans de pratique d’asanas, et dix ans de méditation, j’arrive aujourd’hui tout juste, à percevoir quelques notes blanches. Que la route est longue, sinueuse, et en aucun cas linéaire ! Je n’aimerais absolument pas retourner en arrière. Commencer à contrôler un peu le mental offre un recul indéniable sur les évènements difficiles à traverser dans la vie. J’étais à 20 ans enchaînée à mes émotions. Incontestablement, elles dirigeaient ma vie. Je suis toujours sensible, là, n’est pas la question. Sans les étouffer, ni les amoindrir, elles ne se transforment plus en sentiments… Saviez-vous que la durée de vie d’une émotion, normalement, ne dépasse pas 10 minutes ? Et qu’ensuite le cortex s’en mèle et les transforme en sentiment (pour l’amour je garde, mais pour la colère, vous voyez, je m’en passe bien ? Surtout, quand ces sentiments qui vous rongent de l’intérieur, durent. Car ils peuvent durer toute une vie ? Voire plus pour les adeptes de la réincarnation qui ne les appellent plus sentiments, mais samskaras. Ces impressions mentales, logées dans le corps astral, nous accompagnent alors dans notre voyage de transmutation. Imaginez les dégâts !!!

La méditation nous aide à nettoyer tout cela… C’est un peu comme une douche de l’âme. Nécessaire au quotidien. Autant que celle du corps physique. Voyez-là alors comme une hygiène psychologique. Elle nous allège de grands poids. La restriction de l’activité du mental, je vous l’assure, ne vous enlève rien à votre intelligence !  Ne vous imaginez surtout pas devenir des légumes en réduisant votre activité hertzienne. Bien au contraire, vous serez bien plus lumineux qu’auparavant.

Pour atteindre ce but, Pantajali, a décrit huit étapes : deux codes éthiques (yamas et niyamas), des asanas, (postures stables), quelques exercices de respirations (pranayamas), le contrôle des sens, la concentration, la méditation et enfin le samadhi (que l’on peut résumer une fois de plus à l’union au Soi). Pour le samadhi, à part, si vous êtes avancé sur cette route, il faudra attendre un peu. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible et recommandé de pratiquer toutes les étapes précédentes de façon concomitante. Pratiquer un peu de tout, en même temps, permet d’aller plus vite sur le chemin. OM TAT SAT

 

Pour pratiquer : cours de yoga intégral (postures, respiration, relaxation, méditation, pensée positive, alimentation saine)

 

 

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C’est la rentrée : prêt pour votre cours de yoga ?

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Après ce bel été, vous voilà en pleine forme et surtout plein de bonnes résolutions ! Il est l’heure de regagner votre tapis de yoga à Bures-sur-Yvette, voire de tenter l’expérience si vous n’en avez jamais pratiqué dans le passé.

Et bien sûr, il y a toujours un petit obstacle susceptible de se dresser sur votre chemin au moment de prendre cette décision si importante, capable d’améliorer du tout au tout la qualité de votre vie. Quels qu’il soit (physique, professionnel, financier), mon conseil : ne vous arrêtez pas en route ! A tout problème existe sa solution. Aussi n’hésitez pas à me consulter, si vous avez un souci, on peut toujours trouver une solution.

Cette année, j’ai créé un système de groupe avec des tarifs dégressifs, selon le nombre de personnes inscrites. Un groupe se forme à partir d’une personne et jusqu’à 6, et il peut prendre la thématique que vous souhaitez. 

Groupe senior, groupe enfant, groupe femmes enceintes, groupe trauma yoga, groupe avancés, groupe méditation, groupe kirtan, groupe respiration… tout est possible ! J’ai également en tête de créer des ateliers ou des stages thématiques le samedi après midi. Bien sûr, je ne manquerai pas de communiquer sur les prochaines dates à venir.

Les cours de yoga reprennent à partir du 12 septembre à Bures-sur-Yvette.

Si cette année, vous avez envie de devenir professeur de yoga, n’hésitez pas à me faire signe. J’interviens en tant que formatrice dans le centre de yoga vision à Paris 11ème.

Par ailleurs, juste pour vous informer de mes activités : je viens de terminer la rédaction d’un manuel de yoga… Et j’entame un nouveau projet éditorial sur l’enseignement du yoga chez les seniors. Enfin, je boucle ma deuxième année de sophrologie. Je vais avoir besoin de “cobayes” pour m’entraîner… Si  cela tente quelqu’un d’entre vous, n’hésitez pas à me faire signe !

 

 

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Cours de yoga pour les enfants : à quel âge commencer ?

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J’ai eu l’immense chance la semaine passée, de donner un cours de yoga à dix enfants de 3 ans dans la crèche de mon fils. Trois assistantes maternelles m’ont accompagnée durant cette séance de trente minutes, qui a eu lieu le matin sous une chaleur écrasante. Si mon fils était des plus motivés au moment d’organiser la salle de cours tout seul avec sa maman, il a été un peu déçu par la suite de devoir partager sa maman avec ses copains… Mais, comme il dit si bien : “c’est pas grave !” Par contre les amis de Matys étaient des plus attentifs.

Impossible d’oublier le regard de cette petite fille, qui avait l’air si intéressée par cette nouvelle pratique. Quelle émotion de voir petit Thomas, allongé sur le sol, poser sa petite petite main sur son ventre, pour sentir sa respiration abdominale !  Si tous les enfants apprenaient ainsi dès le plus jeune âge à prendre conscience de leur souffle, je dis, les dégâts occasionnés par le stress, seraient sans doute moindre !

Alors, est-il possible de commencer le yoga dès le plus jeune âge ? La plupart des écoles de yoga préconisent de débuter la pratique vers 6 ans. La raison principale à cette restrictions des tous petits, c’est bien sûr, une capacité de concentration moindre que leurs aînés.  En dessous de 6 ans, il est néanmoins possible de commencer une initiation, les cours de yoga se déroulent alors avec un parent. Les sessions se construisent autour d’histoires d’animaux que l’on imite. Il s’agit également de passer un temps agréable avec son parent ou avec les adultes qui accompagnent l’enfant. Je reviendrai sur ce sujet prochainement.

 

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Son du big bang et OM, une seule et même vibration à l’origine du monde ?

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Souvent en cours, les élèves me demandent la signification du son Om. Pour les yogis, à l’origine du monde était le son OM. Pour les scientifiques, il a eu avant tout le big bang. Mais si l’un et l’autre était les deux versants de la même explication ?

En 2013, John Cramer, physicien émérite de l’université de Washington, à Seatle, a modélisé avec un calcul mathématique le son originel du Big Bang. Trop proche du son Om ! Je vous laisse le découvrir en cliquant ici.

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Yoga et discipline positive : comment rester zen avec ses enfants en toutes circonstances ?

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Avez-vous déjà remarqué que lorsque nous, parents, sommes fatigués, les enfants semblent en profiter pour piquer une crise pour un rien. Très vite, les relations deviennent tendues à la maison.

D’un point de vue yoguique, la fatigue s’explique par un manque d’énergie, c’est-à-dire un manque de prana dans le corps. Imaginez tout simplement que les canaux d’énergie dans le corps (dans l’anatomie yoguique, tout comme dans la médecine chinoise, ils existent bel et bien) se bloquent ou circulent moins bien… Le système se ralentit, et par la même occasion, nos pensées, deviennent soudain moins lumineuses. Il suffirait alors pour garder des relations harmonieuses en famille de conserver un taux de prana stable dans le corps !

Comment dès lors faire pour remonter rapidement son taux d’énergie ?

Je dirai que toutes les techniques yoguiques aident  grandement dans cet aspect : pranayama, asana, méditation et pensées positives, alimentation saine, relaxation. En pleine crise, 15 à 20 minutes exercices de respiration, d’étirement, de relaxation de chant de mantra, peuvent aider grandement  à sortir plus rapidement de l’impasse et à retrouver des idées claires et lumineuses !

En plus de cette pratique, il est bon d’aller creuser du côté des nouvelles techniques d’éducation dîtes positives et notamment de la Discipline positive pour optimiser l’effet. On ne naît pas parent, on le devient ! Autrement dit, à la naissance de votre enfant, personne ne vous donne le mode d’emploi pour réussir cette mission à haute responsabilité ! Saviez-vous par exemple que jusqu’à 7 ans, un enfant a du mal à réguler seul ses émotions, car son cerveau limbique n’est pas mature. Grâce aux neurosciences, nous savons aujourd’hui que rien ne sert de crier sur lui pour le faire revenir à la raison. Dans cette tranche d’âge, le cerveau fonctionne d’une façon binaire, l’enfant n’est pas capable de relativiser. Voilà pourquoi une colère peut vite prendre l’allure d’une tornade de rage, ou un chagrin une averse diluvienne ou une peur une attaque de terreur. Le petit est incapable de prendre du recul par rapport à ses émotions. Pire encore, si on le laisse seul face à ses tempêtes émotionnelles, son corps génère des hormones de stress très mauvaises pour la maturation de son cerveau. Inutile donc de le menacer ou de le punir, cela ne fait qu’envenimer la situation !

Si l’on revient au principe de base du yoga, Ahimsa – la non violence – proscrit absolument ce mode de relation, tendu à l’autre…. et bien sûr encore moins avec les enfants ! Pour les yogis, la violence ne résout rien à rien. Et celui qui la sème, risque d’en récolter les fruits à un moment donné de sa vie d’une façon ou d’une autre.  Pour lui, c’est une loi implacable, ce qui semble assez logique notamment en termes de qualité relationnelle avec son enfant.

La bonne nouvelle pour nous parents, c’est qu’il n’a jamais été aussi facile de trouver les réponses adéquates à nos problèmes. Et là , nous partons avec de sacrés avantages sur les générations antérieures ui ne disposaient ni du yoga ni de la discipline positive pour rester zen en toutes circonstances avec leurs petits  ! Adieu punitions, chantages et autres procédés qui n’élèvent ni les enfants ni les parents, bien au contraire !

 

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Renforcer sa volonté grâce au yoga

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“D’après un satsang avec Swami Kailasanda, yoga-archarya, directrice internationale des centres Sivananda en France, en Angleterre, Nouvelle-Zélande et Australie –  le 22 septembre”

La psychologie occidentale (psychiatrie incluse en premier lieu) s’est attachée avant tout à étudier les pathologies mentales. Les yogis se sont penchés sur le fonctionnement du mental quand, il va bien, de façon à l’emmener dans des états de béatitude et au final rejoindre la conscience cosmique.

Pour eux, le mental est composé de différents substrats, faisant de nous des êtres multidimensionnels. A commencer par “Manas”,  siège de nos émotions, de nos perceptions et de nos pensées. C’est lui qui filtre. Sans lui nous ne pourrions pas fonctionner. Il est très puissant… nous mène par le bout du nez, si nous le maitrisons pas. Puis, il y a buddhi, l’intelligence éveillée, lui décide ce qui est bien ou non, il nous élève vers une intelligence éclairée, mais attention selon les yogis, ce n’est pas l’intelligence la plus haute ! Il correspond à notre intellect. 

Bien souvent, Manas tient la dragée haute à buddhi…Avez-vous remarqué qu’il est impossible de changer les autres ? C’est un fait. Nous seuls pouvons prendre les reines en main pour changer notre destin. Bien souvent, nous aimons que les autres le fassent à notre place. Et manas réagit fort ! L’autre doit réagir selon nos désirs, ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, bref selon nos habitudes, ancrées dans manas.

La volonté siège dans buddhi, qui décide. Cela prend du temps pour la renforcer. Le yoga nous aide en cela. Première règle : rien ne sert de lutter contre manas… cela ne ferait que le renforcer. Comment dès lors avoir accès davantage à buddhi dans la vie ?

Vous avez certainement déjà entendu parlé des tapas !!! Malheureusement pas les tapas espagnols !!! Non, non, les tapas indiens, nettement moins funs, mais, qui sont là pour renforcer la volonté ! L’idée est simple ! Au lieu de pencher vers les “amuse-gueule” arrosé d’un bon vin, on résiste : c’est le tapas indien ! Nettement moins drôle, je vous l’avais bien dit !

Il ne s’agit pas non plus de tomber dans la démence de ces saddhus indiens, capables de rester 20 ans le bras levé pour augmenter leur volonté ! Nous avons besoin de garder nos bras en bonne santé ! Vous êtes dingues de chocolat ou de sucre ? Et bien pourquoi ne pas relever le défi de vous en priver une soirée et dans un deuxième temps, 24 heures ? Vous avez l’habitude vous lever à 11 heures le matin, levez-vous deux heures plus tôt  ! Mieux vaut commencer par de petits défis, d’une durée assez courte. Chaque fois que vous le remporter, votre muscle volonté, gagne en force !

Voyons un deuxième moyen : nos relations aux autres ! Hum, cela se complique ! Prendre la décision de plus de patience avec les autres ! Vous avez l’habitude de déverser vos pensées sans les mâcher sous prétexte, qu’au moins les autres savent ce que vous pensez, bref vous n’êtes pas hyprocrite, vous vous montrez comme vous êtes ! OUi, mais avez-vous réfléchi au mal-être que vous pouvez créer chez l’autre ? Et à toute cette énergie gaspillée pour rien à réparer le mal que vous avez semé? Toute vérité n’est pas bonne à dire ! Dans les prochaines heures, tournez votre langue dans la bouche 7 fois avant de dire ce que vous pensez ! Faîtes entrer buddhi dans vos relations ! Vous vous sentez en colère proche de l’explosion ? Prenez un verre, aller courir, ne la déverser pas sur les autres !!! Cela s’appelle ahimsa… C’est également la volonté qui gagne du terrain et qui nous hisse vers le haut !

Troisième outil ! on On diminue les plaintes contre l’environnement ! La plainte, c’est comme un blocage énergétique. On résiste inutilement à quelque chose. Tout comme la procrastination, rajoute de la fatigue mentale et diminue notre muscle volonté ! Devenez aussi souple dans la vie que sur votre tapis de yoga ! C’est autant d’énergie économisée pour prendre les bonnes décisions.

Peu à peu, manas prend de nouvelles habitudes, il perçoit, ressent et reçoit les choses différemment. On le reconditionne.

Cinquième étape : prenez un sankalpa, une décision très ferme avec vous-même. Pour vous y aider, si vous êtes habitué à travailler en relaxation en mode alpha, vous pouvez trois fois par jours, répéter votre décision, en y ajoutant une émotion très positive, comme si tout était déjà fait ! Imaginez la joie d’avoir relevé vos défis. “Om, Om, Om, ma volonté est forte et irresistible !” Répétez cet exercice durant au moins 21 jours, le temps nécessaire pour créer une nouvelle habitude dans votre vie.

Enlever toute idée que cela est difficile…

 

 

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