J’ai rendu mon mari accro au yoga !

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Je l’avoue : cet homme n’est pas mon mari mais un ancien top model reconverti en yogi et maître en ayurveda du nom de Cameron.

J’ai une grande révélation pour vous aujourd’hui. Quand j’ai commencé à pratiquer le yoga intensément, il y a maintenant onze ans – entendez par intensément, tous les jours – mon mari me regardait un peu étonné, mais globalement très satisfait, car le yoga me rendait beaucoup moins réactive et d’une certaine manière le yoga harmonisait nos relations. De plus, très respectueux, il ne se serait jamais permis la moindre critique sur ma pratique. Mais, croyez-moi, il était très loin de partager mon enthousiasme pour le yoga. De mon côté, je ne rêvais que d’une chose : partager ma passion avec lui ! Mais plus, j’insistais pour l’entrainer sur mon tapis en caoutchouc bio, et bien sûr, plus il résistait. Il n’y avait guère qu’un moment dans l’année où il cédait volontiers : lors de nos vacances annuelles en Bretagne. Mais deux autres conditions devaient être réunies : une météo ensoleillée et notre plage de pelouse (je sais cela paraît un peu bizarre, mais je vous l’assure, elle existe bel et bien !)

Le reste de l’année, Chouchou travaille dur toute la journée debout. Et bien sûr, quand il rentrait le soir, en se plaignant de multiples douleurs notamment dans les jambes et le dos, je m’empressais de revenir à la charge : fait du yoga ! Mais rien à faire ! Il s’obstinait, le yoga, “c’était en Bretagne, une fois par an”. J’ai tout essayé. Notamment lui offrir une carte de dix cours dans mon centre de yoga favori. Il était très content du cadeau, et le dimanche soir, lorsqu’il sortait de son cours, il rayonnait. Durant un bref moment, j’ai même crû qu’il allait rempiler pour dix séances supplémentaires. Mais, quand sa carte s’est terminée, la même litanie est revenue en boucle : “le yoga, c’est une fois par an, en Bretagne”.

Bon, au bout d’un an, pour être très honnête, j’ai complètement lâché prise. Je sortais heureuse de mon cours. Et cela me suffisait. Et tant pis pour Monsieur, après tout, à chacun sa tasse de thé, n’est-ce pas ? De mon côté, ma “yogitis” s’est amplifiée encore plus : j’ai multiplié les stages, suis devenue enseignante, j’ai enseigné, j’ai pratiqué, je suis allée en Inde. Et malgré ses multiples douleurs dans le dos, chouchou continuait à affirmer : “le yoga,c ‘est une fois par an, en Bretagne !” A force, c’était devenue une plaisanterie ! Jusqu’au jour où…

Huit ans plus tard, la révolution est arrivée à la maison. Notre bébé est né ! Et là, à force de travailler de plus en plus dur pour nourrir sa famille, et se réveiller dix fois par nuit pour s’assurer que Matys allait bien, Chouchou a eu de plus en plus mal au dos. Je crois que c’est à ce moment précis qu’il a émis le souhait de pratiquer le yoga plus d’une fois par an. Et là tenez-vous bien mesdames : je vous livre mon truc infaillible ! J’ai introduit les séances d’une demie-heure de yoga à la maison, le matin. Avec ce format court, Chouchou n’a plus l’excuse de dire, je n’ai pas le temps. Il a commencé par une ou deux séances par semaine, puis quatre, puis cinq puis six et enfin sept. Cela a tout changé ! Chouchou adore ! Voilà un an qu’il pratique presque tous les matins ! Ses douleurs de dos ont disparu et il a gagné en souplesse de façon incroyable. Et surtout, il s’emporte beaucoup moins vite quand il n’aime pas quelque chose, ce qui a la naissance d’un enfant peut vite devenir une question vitale et exacerbée dans les couples ! Mais, je commence à m’inquiéter un peu tout de même. Ces derniers temps, il enchaîne les séances comme un fou… Au travail, il partage les bienfaits du yoga avec ses collègues. Je crois qu’il en a déjà converti un ou deux . Hier soir, pour le quatorze juillet, il a fait deux séances dans la journée ! Et il a même entrepris d’enseigner le yoga a notre fils, qui maintenant a deux ans et demi. C’est grave, docteur ? A ces hommes m’étonneront toujours ! Om namah sivaya !

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A propos Milaparvati

Journaliste, professeur de yoga et sophrologue

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