Pensée positive 2 : devenir le spectateur de son film !

Nos pensées nous enferment dans un film incessant. Vous vivez dans une comédie ? Parfait ! Mais si vos pensées vous propulsent dans un film d’épouvante… il est peut-être temps d’en sortir ! Quelques conseils !

La puissance des pensées est telle, qu’elle nous enferme dans un film incessant, parfois joyeux comme une comédie parfois angoissant digne d’un film d’horreur. A moins que vous ne soyez réalisateur, cette comédie ou ce film d’horreur, construit sans scénarios, s’avère souvent sans queue ni tête, et surtout très bruyant ! Imaginez le vacarme si soudain 1000 personnes réunies dans un lieu quelconque se mettaient à penser tout haut ! D’ailleurs peut-être avez-vous vu le film « What women want » dans lequel Mel Gibson après un accident, obtient le pouvoir d’entendre les pensées des femmes ! Au début, il vit un enfer !

Allons un peu plus loin… Dans ce film quelle est la part de réalité et d’irréel ? Selon la philosophie du Vedanta, seul ce qui est immuable, est réel. Or quoi de plus instable qu’une pensée ? Pour les yogis la pensée est pure Maya (illusion en sanskrit !) Non pas, que le Vedanta renie ce que l’on voit, sent et vit, mais, il nous enseigne à s’attacher qu’aux choses immuables, ceci afin d’éviter de souffrir ! Contre la souffrance, il nous enseigne le détachement – le fameux lâcher prise… Cela ne veut pas dire que nous nous transformons en être dénué de sensibilité… Le véritable amour n’est-il pas celui qui donne sans aucune attente ? Se détacher des pensées pour le yoga équivaut à devenir libre… totalement.

« La guerre intérieure contre le mental, nous enseigne Sivananda dans son livre La puissance de la pensée, est plus terrible que la guerre extérieure avec armes et mitrailleuses. Conquérir les pensées s’avère plus difficile que conquérir le monde par les armes. Domptez vos pensées et vous pourrez conquérir le monde !»

Voilà un objectif des plus ardus à viser !
Une fois captivé dans le film de notre imagination, il est très difficile d’en sortir. Vous allez me dire ? Mais pourquoi en sortir ? J’aime mon film… Votre film ressemble à une comédie ? Pas de problème… Mais s’il ressemble à un film d’épouvante, à ne pas en fermer l’oeil la nuit. Franchement, je vous invite à vous en détacher !

Comment faire ? La première étape consiste à prendre conscience de ce phénomène. Plusieurs fois par jour, essayez de devenir le spectateur de vos pensées, un peu comme si vous étiez dans une salle de cinéma et que soudain, vous repreniez conscience que vous êtes en train de voir un film…

Je vous invite à faire cet exercice aujourd’hui au moins 5 fois ! Bonne pratique.

Une petite phrase à méditer !
« Ami ou ennemi, vertu ou vice n’existent que dans le mental. Chaque homme crée un monde, bon ou mauvais, plein de plaisirs ou de souffrances, uniquement par sa propre imagination. Le bien et le mal, le plaisir et la douleur ne viennent pas des objets, mais de notre attitude mentale. Rien n’est bon ni agréable en ce monde : c’est notre imagination seule qui voit les choses ainsi » Swami Sivananda.

#Metoo #Balancetonporc, sexe et yoga

Sexe : sommes-nous égaux quand nous pratiquons le yoga ? Et quand est-il du fameux #balancetonporc ou encore du #Metoo dans le monde yoguique ? Mais si vous savez ce nouveau phénomène pour sensibiliser le public sur le fléau du harcèlement sexuel.

Pour commencer considérons les forces en présence ! Vous-êtes vous amusé un jour à compter les hommes et les femmes présents dans un cours de yoga en occident et surtout en France ? Hum… hum. Allez, on va le dire clairement : les hommes commencent à s’intéresser à l’activité de leur compagne…. pour comprendre ce que les rend soudain si épanouies et j’oserai dire qu’ils sont de plus en plus nombreux à franchir les portes d’un cours de yoga… 30 % de « yoguistes » sont aujourd’hui des hommes contre 10 % il y a une dizaine d’années, selon les estimations de la Fédération Nationale des Enseignants de yoga (FNEY). Même si le yoga à l’origine était une affaire d’hommes, force est de constater qu’on peut encore les compter sur les doigts d’une main dans les séances de yoga (bah oui, 3 hommes contre 7 femmes dans un cours de 10… selon les statistiques ! Dans mes cours, ils sont plutôt de l’ordre de 2 pour 15 femmes… Et je pense que les hommes qui s’y mettent sont plutôt de la tranche d’âge 30 à 40 ans.)

Donc, non, messieurs dames, pour les chiffres nous ne sommes vraiment pas égaux !

Voyons à présent, côté physique ce que cela donne  ! Il n’y a qu’à voir, leurs regards exhorbités lorsque nous mesdames entrons gracieusement dans la pince assise (encore intitulée selon les écoles, flexion avant assise ou pour être plus universel Pashimotanasana)… ET les voir souffler comme des bœufs dans la posture alors que nous la tenons avec souplesse et sans aucun effort (je caricature beaucoup, et désolée pour les plus souples d’entre vous, je sais qu’il y en a !)

Mais aussi, on peut les envier lorsqu’il leur arrive d’entrer très facilement dans la posture du corbeau, alors que nous mesdames nos petits biceps nous font défaut ! Pas d’égalité des sexes dans les postures de yoga…. on le voit bien…

Voyons alors de plus près les motivations des uns et des autres pour se contorsionner sur un tapis de yoga ! Cela me semble plus rapprochant ! Dans la majorité des cas, les réponses des débutants, hommes comme femmes, ressemblent à cela.

“Mieux respirer !

Mieux me détendre !

M’assouplir !

Apprendre à me relaxer.

Me recentrer.”

Et là, messieurs dames, je vous le dis : face au stress, nous cherchons tous une solution. Homme et femme même combat à ce niveau-là… C’est du moins ce que je croyais, jusqu’à ce qu’un jour, un médecin spécialisé dans la gestion du stress m’apprenne que face à ce phénomène de la vie (ainsi se définit le stress selon le grand expert dans le domaine, Mr  Sélye) les femmes s’avéraient plus résistantes que les hommes. Je n’ai rien répondu, mais je n’ai pas pu m’empêcher de sourire intérieurement en pensant qu’évidemment, elles supportaient mieux le stress parce qu’elle savait mieux s’armer contre lui en fréquentant les cours de yoga. Bon alors, continuons… non, finalement, nous ne sommes pas égaux non plus à ce niveau-là.

Petite question à vous messieurs : est-ce que les hommes qui viennent en cours de yoga ou enseignent le yoga, cherchent vraiment à se détendre et à transmettre leurs enseignements ou bien à se rincer les yeux face à de superbes corps de déesses dans des postures pouvant rappeler le kama sutra (mode solo) et pourquoi pas lier quelques amitiés féminines ou plus si affinités, (ce qui peut se comprendre, nous aussi les femmes pouvons nous comporter ainsi). Et bien, avec mon recul dans le domaine, je dirai que le milieu du yoga n’est pas épargné par la drague. Et qu’il n’est pas non plus indemne d’abus malveillants.. Oui, les porcs existent aussi dans les cours de yoga. Et ce n’est pas parce que l’on se dit yogi que l’on devient soudain un saint sans impulsions sexuelles, ni velléités de manipuler/abuser des femmes par le pouvoir et la force. J’en veux pour preuve le nombre impressionnant de swamis qui font chavirer le coeur des femmes esseulées et qui, après en avoir fait souffrir quelques unes ou manipulées quelques unes (ils sont forts avec leurs siddhis), rendent finalement leur tenue orange ou se voient accuser de harcèlement sexuel. Le cas de ce fameux yogi Bikram Choudhur aux Etats-Unis, s’avère assez symptomatique. On compte contre lui pas moins de 6 accusations de viol et de harcèlement sexuel.

Une élève m’a posé des questions l’autre jour en cours sur la place du sexe accordé dans le yoga. Elle voulait en savoir plus sur le tantra… le yoga qui sacralise le sexe pour mener l’Homme à la libération ou bien encore sur ces techniques de Brahmacharya, ou on se passe de sexe pour éviter de perdre trop d’énergie inutilement. Entre pas de sexe du tout et du sexe au milieu des pratiques…  le sexe possède une place dans les discussions yoguiques. Pour ma part, je dis que ce qui importe le plus, ce n’est pas la place qu’on lui donne, mais la discrimination que l’on garde face aux discours émis sur le yoga et le sexe. La question “Ma volonté et mes désirs sont-ils respectés” doit rester au centre des interrogations de chacune et chacun pour savoir s’orienter dans ce monde pas toujours des plus spirituels, même s’il s’affiche en apparence ainsi.

D’un point de vue purement yoguique et karmique, la différence des sexes s’avère une ignorance. Tôt ou tard dans cette roue des vies et des morts, nous naissons et mourrons avec un sexe ou l’autre, peut-être que le porc d’aujourd’hui était une vierge violée dans une vie précédente…. Cela ne lui enlève nullement sa responsabilité de porc d’aujourd’hui, mais cela change aussi les perspectives. N’y a-t-il pas des bourreaux et des victimes qui sommeillent en chacun de nous potentiellement ? Oui hommes et femmes, nous appartenons tous à la même famille !

Renforcer sa volonté grâce au yoga

“D’après un satsang avec Swami Kailasanda, yoga-archarya, directrice internationale des centres Sivananda en France, en Angleterre, Nouvelle-Zélande et Australie –  le 22 septembre”

La psychologie occidentale (psychiatrie incluse en premier lieu) s’est attachée avant tout à étudier les pathologies mentales. Les yogis se sont penchés sur le fonctionnement du mental quand, il va bien, de façon à l’emmener dans des états de béatitude et au final rejoindre la conscience cosmique.

Pour eux, le mental est composé de différents substrats, faisant de nous des êtres multidimensionnels. A commencer par “Manas”,  siège de nos émotions, de nos perceptions et de nos pensées. C’est lui qui filtre. Sans lui nous ne pourrions pas fonctionner. Il est très puissant… nous mène par le bout du nez, si nous le maitrisons pas. Puis, il y a buddhi, l’intelligence éveillée, lui décide ce qui est bien ou non, il nous élève vers une intelligence éclairée, mais attention selon les yogis, ce n’est pas l’intelligence la plus haute ! Il correspond à notre intellect. 

Bien souvent, Manas tient la dragée haute à buddhi…Avez-vous remarqué qu’il est impossible de changer les autres ? C’est un fait. Nous seuls pouvons prendre les reines en main pour changer notre destin. Bien souvent, nous aimons que les autres le fassent à notre place. Et manas réagit fort ! L’autre doit réagir selon nos désirs, ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, bref selon nos habitudes, ancrées dans manas.

La volonté siège dans buddhi, qui décide. Cela prend du temps pour la renforcer. Le yoga nous aide en cela. Première règle : rien ne sert de lutter contre manas… cela ne ferait que le renforcer. Comment dès lors avoir accès davantage à buddhi dans la vie ?

Vous avez certainement déjà entendu parlé des tapas !!! Malheureusement pas les tapas espagnols !!! Non, non, les tapas indiens, nettement moins funs, mais, qui sont là pour renforcer la volonté ! L’idée est simple ! Au lieu de pencher vers les “amuse-gueule” arrosé d’un bon vin, on résiste : c’est le tapas indien ! Nettement moins drôle, je vous l’avais bien dit !

Il ne s’agit pas non plus de tomber dans la démence de ces saddhus indiens, capables de rester 20 ans le bras levé pour augmenter leur volonté ! Nous avons besoin de garder nos bras en bonne santé ! Vous êtes dingues de chocolat ou de sucre ? Et bien pourquoi ne pas relever le défi de vous en priver une soirée et dans un deuxième temps, 24 heures ? Vous avez l’habitude vous lever à 11 heures le matin, levez-vous deux heures plus tôt  ! Mieux vaut commencer par de petits défis, d’une durée assez courte. Chaque fois que vous le remporter, votre muscle volonté, gagne en force !

Voyons un deuxième moyen : nos relations aux autres ! Hum, cela se complique ! Prendre la décision de plus de patience avec les autres ! Vous avez l’habitude de déverser vos pensées sans les mâcher sous prétexte, qu’au moins les autres savent ce que vous pensez, bref vous n’êtes pas hyprocrite, vous vous montrez comme vous êtes ! OUi, mais avez-vous réfléchi au mal-être que vous pouvez créer chez l’autre ? Et à toute cette énergie gaspillée pour rien à réparer le mal que vous avez semé? Toute vérité n’est pas bonne à dire ! Dans les prochaines heures, tournez votre langue dans la bouche 7 fois avant de dire ce que vous pensez ! Faîtes entrer buddhi dans vos relations ! Vous vous sentez en colère proche de l’explosion ? Prenez un verre, aller courir, ne la déverser pas sur les autres !!! Cela s’appelle ahimsa… C’est également la volonté qui gagne du terrain et qui nous hisse vers le haut !

Troisième outil ! on On diminue les plaintes contre l’environnement ! La plainte, c’est comme un blocage énergétique. On résiste inutilement à quelque chose. Tout comme la procrastination, rajoute de la fatigue mentale et diminue notre muscle volonté ! Devenez aussi souple dans la vie que sur votre tapis de yoga ! C’est autant d’énergie économisée pour prendre les bonnes décisions.

Peu à peu, manas prend de nouvelles habitudes, il perçoit, ressent et reçoit les choses différemment. On le reconditionne.

Cinquième étape : prenez un sankalpa, une décision très ferme avec vous-même. Pour vous y aider, si vous êtes habitué à travailler en relaxation en mode alpha, vous pouvez trois fois par jours, répéter votre décision, en y ajoutant une émotion très positive, comme si tout était déjà fait ! Imaginez la joie d’avoir relevé vos défis. “Om, Om, Om, ma volonté est forte et irresistible !” Répétez cet exercice durant au moins 21 jours, le temps nécessaire pour créer une nouvelle habitude dans votre vie.

Enlever toute idée que cela est difficile…

 

 

Guérir du stress post-traumatique : pourquoi le trauma yoga marche-t-il ?

 

“Un traumatisme n’est pas l’histoire d’une chose horrible survenue dans le passé, mais plutôt les résidus de cette empreinte qui continuent à opérer dans les systèmes hormonaux et sensitif des victimes. Un traumatisme implique avant tout de revivre dans le présent, non l’histoire en elle-même, mais les sensations physiques profondément dérangeantes, ainsi que les émotions associées souvent de façon inconsciente lors de l’événement horrible. Les victimes sont souvent terrorisées par les sensations qu’elles vivent dans leur corps, car ce dernier rejoue/ vit en permanence ce passé terrible, avec toutes les sensations physiques et physiologiques que cela comporte. Le temps pour les victimes s’est arrêté !” explique Bessel Van der Kolk, un des chercheurs les plus renommé en matière d’états de stress post-traumatiques, directeur et fondateur du Trauma center aux États-Unis et auteur du livre, “le corps garde les marques”.

Par traumatisme, il faut entendre pour lui, les suites des chocs comme des agressions sexuelles, des guerres, des attentats, mais pas seulement, toutes autres sortes de vécus douloureux, comme des deuils difficiles, des divorces et de la maltraitance physique et psychologique. Pour lui, le souvenir ne signe pas l’évidence d’un traumatisme, une personne peut vivre dans le déni du souvenir et souffrir quand bien même de stress post-traumatique sans même s’en rendre compte.

Selon Bessel van der Kolk, en subissant un traumatisme, c’est la partie archaïque ou encore reptilienne de notre cerveau qui est touchée. Pour lui, parler ne suffit pas pour guérir de ce stress post traumatique. Le choc a affecté dans le cerveau cette partie servant à réguler les fonctions vitales comme la respiration, le rythme cardiaque, le système nerveux etc. La personne ayant subi le choc, a énormément de mal à vivre dans le présent, son système nerveux est particulièrement déséquilibré, la laissant en proie à des réactions émotionnelles exacerbées, un manque de concentration, des relations parfois difficiles avec les autres et bien d’autres handicaps encore.

Si une thérapie par la parole s’avère indispensable, une approche corporelle l’est également et peut-être encore davantage. Après avoir étudié différentes approches, le dr Bessel van der Kolk, s’est penché très sérieusement sur le yoga. “J’avais lu que le yoga  Il propose aujourd’hui, dans son centre un yoga dit “trauma sensitive yoga” Le yoga aide énormément. Il rééduque le corps d’un point vue physiologique, physique et psychique à vivre à nouveau le moment présent, notamment en ancrant l’attention sur la respiration. Autre raison : lors d’un traumatisme, les victimes n’ont pas eu le choix. Elles n’ont pas eu de contrôle sur la situation, elles étaient comme paralysée. Sur un tapis de yoga, la personne est libre d’arrêter sa pratique lorsqu’elle le souhaite, de quitter une asana si elle le désire, et également de réaliser que si l’une d’entre elles est inconfortable, cela ne dure pas, et elle peut l’arrêter. La personne apprend à pratiquer l’intéroception… cette capacité à ressentir son activité physiologique, du moins à reprendre contact avec ce fil rompu lors du choc. Mais attention, même si le yoga s’avère très efficace pour retrouver une qualité de vie, c’est la discipline qui paie ! Il devrait être pratiqué un peu chaque jour, même si c’est à dose homéopathique. Selon ce spécialiste, 8 semaines de pratique régulière suffisent pour commencer à en sentir les bénéfices !

A ce propos, tous les yogas ne se valent pas. Pour soulager les états de stress post-traumatiques, les patients ont avant tout besoin d’un yoga plutôt doux, lent et centré essentiellement sur la respiration et des mouvements les plus simples possibles afin de faciliter les efforts de concentration. Par ailleurs, il est important que les personnes puissent avoir l’espace pour être en contact avec leur ressenti et garder le contrôle de ce qu’ils veulent faire ou non.

 

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