Tenez cette posture de yoga !

Pourquoi tient-on une posture de yoga le plus longtemps possible ? La réponse se trouve dans cet article !

@Eric Lon

C’est un soir, après une bonne journée de travail ! Vous vous trouvez sur votre tapis de yoga, en pleine pose de la sauterelle ! Le professeur insiste : « allez, on tient la posture ! » Personnellement, dix secondes, c’est déjà trop… L’instructeur a le dos à peine tourné, et hop, vous retombez comme une crêpe sur votre tapis ! Heureux de vous détendre ! Mais peu fière de ne pas avoir tenu davantage ! Autour de vous, les autres yogis, ont l’air de tenir eux !

Que s’est-il passé ? Etait-ce votre corps qui souffrait trop ? Ou bien votre mental trop rebelle pour tenir la posture ? Là repose toute la question !
Première possibilité : vous avez bien fait de quitter la posture ! Le corps a ses limites, que l’on ne saurait ne pas respecter. Peut-être un bas du dos un peu fragile, une douleur dans les lombaires ? Quoi qu’il en soit, il faut ne pas trop le brusquer. Deuxième possibilité : votre mental  vous a fait sa loi ! Posez-vous la question : pourquoi ? Manque de concentration ? Manque de ténacité ? Pas assez d’énergie ? Quelle que soit la réponse : vous venez de manquer une belle opportunité de le discipliner !

Bien évidemment, plus on tient une posture longtemps, plus les bénéfices sur le plan physique sont importants. Mais, il existe un autre avantage sur le plan mental. Sur un tapis de yoga, on étire également le mental. Tenez plus longtemps la posture sur la tête, votre confiance dans la vie grandira. Allongez la posture de la sauterelle, et votre volonté deviendra plus forte ! Au total, vous gagnerez en calme et en sérénité… Mais surtout, au bout de quelques années de pratiques, vous arriverez à avoir davantage conscience de vos pensées  et à mieux les diriger ! Allez aujourd’hui, c’est décidé, on tient davantage ses postures !

En 2011, je médite !

Envie de vivre dans la paix ? Méditer peut vous aider. 
@Roshnii
Pantajali nous invite dans un de ses premiers sutras à éliminer les vritis de notre mental, c’est-à-dire les ondes de pensées.  Ne plus penser : voilà le but du yoga… Pour tout néophyte, cette phrase revêt un caractère très effrayant. « Mais si j’arrête de penser, je deviens un légume ! » Rassurez-vous, il n’en est rien ! Avez-vous déjà prêté attention aux bruits de vos pensées, ne serait-ce que cinq minutes ? Quel meilleur repos que celui du sommeil profond la nuit, quand enfin cette radio incessante cesse ses babillages. Cet état vous effraye-t-il pour autant ? En fait, tel est celui qui nous rapproche le plus de la méditation. A ne pas confondre, néanmoins. Pendant le sommeil profond, la conscience est endormie. A contrario, en méditant, nous gardons pleine conscience. Nous voilà d’un coup projeté dans un espace lumineux, calme, harmonieux, loin du vacarme incessant de cet enfant, se laissant happer dans les sillons répétitifs de son disque rayé, parfois cauchemardesques. Méditer revient à recréer des espaces de silence dans son mental, un peu comme on vidait une pièce trop encombrée. Au final, on y voit plus clair !
 
Or, dans cette société, tout nous invite à penser davantage :  informations non stop 24 heures sur 24, musique au moins un tiers de la journée sur les oreilles, conversation en illimité sur les mobiles, mails et textos, films illimités, publicité placardée aux quatre coins des villes… Sans parler de l’Internet mobile, qui, selon une étude de Adam Gazzaley, chercheur en neurologie pour l’Université de Californie à San Francisco,  modifierait complètement notre mode de pensée.
Notre mental est l’invité numéro un de toutes ces activités … Comment trouver la paix et l’harmonie dans ce vacarme incessant, extérieur et intérieur de notre être. Quelle conscience mettons-nous dans nos pensées ? Vous laissez-vous entrainer par vos pensées, voire les pensées extérieures (puisque nous baignons dans un océan de vritis) ou bien arrivez-vous à les guider comme bon vous semble ? Comment réussir à fixer le mental sur un point quand autant de distractions nous incitent à vagabonder d’un objet à un autre ? 
Tel est le but du yoga.
En étudiant l’encéphalogramme de personnes méditant, des chercheurs américains ont réussi à distinguer quatre états du mental.
  • Etat béta : le plus courant de tous. Il s’agit de la période d’éveil. Le mental saute d’une pensée à une autre suivant les stimuli sensoriels qu’il reçoit.
  • Etat alpha : le mental se calme
  • Etat théta : il s’agit d’un état de rêverie, les images remplacent les mots.
  • Etat Delta : état dans lequel le mental se trouve durant le sommeil profond, c’est-à-dire sans rêve.
Lors de ces expériences de méditation, les chercheurs ont découvert que les ondes bétas devienennt alpha. Plus on médite depuis longtemps, plus on bénéficie des ondes théta et delta. Si la science n’a pas encore réussi à élucider pourquoi, les pensées deviennent des ondes alphas lors de l’expérience de méditation, alors que la personne ne dort pas, le yoga, semble avoir la réponse depuis longtemps. Pour les yogis, cet état décrit par les scientifiques comme Delta, correspond en fait à celui où l’individu se coupe de son égo, il arrive à un autre niveau de conscience. Pour eux, l’état delta correspond en fait au niveau de conscience universel. Et d’ailleurs, ils ajoutent d’autres niveaux de conscience : Turiya. Dans cet état, l’être arrive à rester connecter en permanence à la fois avec le monde égotique et universel. Et enfin samadhi…