Posture assise de yoga pour bien méditer et respirer

Padmasana, La posture du lotus

Il existe plusieurs variations de la posture assise (padmasana, siddhasana, etc).
Ci-contre, une petite démonstration de Padmasana : la posture du lotus, idéale pour méditer, à condition de pouvoir l’effectuer. En occident, où nous avons très peu l’habitude de rester assis sur le sol durant des heures, la souplesse de nos hanches s’avère sans doute beaucoup moins importante que chez les Indiens. En fait chez nous, très peu de personne arrive à la pratiquer. Des risques de blessures aux genoux existent, à pratiquer donc avec beaucoup de précaution et de modération. On ne la pratique que très peu en cours, voire jamais.

Heureusement, il existe des variations. Sans les détailler toutes ici, n’en retenons  qu’une : la « posture facile » qui consiste à juste croiser les pieds en tailleur. Si cette posture s’avère plus simple que la première, elle constitue néanmoins un défi pour beaucoup d’élèves. J’aimerais donc donner quelques conseils pour l’adapter à ceux qui éprouvent des difficultés pour la tenir.

La posture facile adaptée

Premier conseil : prenez un coussin pour vous réhausser (voir mon article cinq conseils pour bien choisir son coussin de yoga et de méditation). Asseyez-vous dessus. Pliez les genoux et croisez les pieds. Inutile de ramenez les pieds sur les cuisses.
Le plus important dans cette posture est de s’y sentir à l’aise. Plus les genoux approchent le sol, plus on se sent confortable. Bien évidemment, ce confort est très relatif d’une personne à une autre, notamment parce qu’en matière de souplesse, hélas, nous ne naissons pas égaux les uns les autres. Mais il est toujours possible de réajuster la posture en ajoutant des coussins pour se sentir plus à l’aise… (Voir photo ci contre.)Deuxième conseil pour cette posture assise : avoir le dos très droit. Pour cela attraper les mains au dessus de la tête et étirez toute la colonne vertébrale. Puis baissez les bras. Vous voilà prêt pour méditer… Ou bien pour commencer les vrais exercices de respiration.

Yoga pour les seniors : respiration, détente, postures simples et adaptées

Ma plus ancienne élève de yoga possède aujourd’hui 90 ans, elle pratique depuis 20 ans. Et quand elle s’est présentée à mon cours la première fois, elle cherchait un endroit où elle pourrait suivre à présent. Pourtant, comparé à d’autres élèves seniors du cours, elle soulève et tend la jambe comme une déesse. Comme quoi, la pratique l’a conservée en bonne santé. Toutes mes élèves de ce groupe d’âge, n’ont pas pratiqué comme elle depuis des années. Une autre participante est arrivée à 82 ans sans expérience. En s’allongeant sur le tapis de yoga, il y a deux ans, elle s’inscrivait à son premier cours de yoga et cela avec de la polyarthrite rhumatoïde une maladie auto-immune  très invalidante qui s’attaque en priorité aux petites articulations. En période de poussée inflammatoire, se rendre à un cours s’avère pour elle un défi à chaque fois, mais, il semble à la fois qu’avec cette maladie, elle ait développé une volonté à toute épreuve. Chaque semaine, elle m’avertit avec beaucoup de gentillesse que cette semaine, ses douleurs ne lui permettront pas d’aller très loin dans la pratique. Et elle repart à chaque fois surprise de se sentir à la fois mieux, mais également d’avoir pu suivre le cours alors qu’elle s’était imaginée exactement l’inverse. Avec le temps, elle ne rate aucun cours. « Mes respirations me font tellement de bien ! » confie-t-elle.

Je me sens vraiment très redevable de mes élèves seniors, qui chaque semaine me montrent que l’envie de vivre n’a pas d’âge. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la souplesse, la joie et le rire ne sont pas l’apanage des jeunes. Mes élèves les plus âgées n’ont en général absolument rien à envier à mes élèves les plus jeunes… parfois en souffrance mentale et physique dès l’adolescence. Ils ont à peine 16 ans, et la vie leur pèse déjà tant que je ne les vois pas sourire du cours. Dans les cours seniors, les participants rient et plaisantent facilement. Ils apprécient également beaucoup de se retrouver ensemble chaque semaine sur leur tapis. C’est un moment que beaucoup ne raterait sous aucun prétexte, il n’y a qu’à voir leur mine déconfite quand l’heure des vacances arrive !

Bien sûr, hors de question d’enseigner un yoga dynamique. Et selon les capacités de chaque élève, il faut pouvoir adapter la pratique selon les possibilités de chacun. Avec le temps, j’ai développé une méthode d’enseignement axée sur la respiration et la détente. J’utilise des postures simples, souvent adaptées. Hors de question de pratiquer des postures avec la tête plus basse que le coeur, si l’on souffre d’hypertension par exemple ou de glaucome. Enseigner le yoga aux personnes âgées requiert de bien connaître les contre indications majeures pouvant vraiment s’avérer néfastes pour les élèves.

Les seniors ont à coeur les exercices de respiration ce qui leur donne une présence à l’instant beaucoup plus importante… n’est-ce pas là l’art du yoga ? Se relier à l’instant présent. Beaucoup plus concentrés que les autres tranches d’âge, ils représentent de fait un public qualifié pour l’enseignement de la méditation. Et pour dire vrai, cette partie du cours s’avère un régale avec eux.

 

Sophroyoga et méditation : qu’est-ce que c’est, ce nouveau cours ?

Méditer, méditer et méditer, tel est le but du hatha yoga. Rarement posé comme tel dans un cours de yoga, cet objectif, est peu divulgué mais également peu pratiqué comme tel dans une séance de yoga. Rares sont élèves aujourd’hui à connaître le réel objectif de cette pratique millénaire à la mode. Et bien souvent, quand dans les premiers cours qu’ils prennent avec moi, je leur pose la question, ils ne font pas le lien entre yoga et méditation. Ils séparent les deux pratiques. « Lorsque l’on médite, on mobilise une énergie physique, mentale et psychique. Un conflit se créé si le corps et le mental n’ont pas été préparés et si les énergies ne sont pas harmonisées. » explique dans son livre Swami Niranjananda, Hatha yoga et mental.

Reprenons : pour méditer correctement, il faut donc pratiquer des asanas préalablement, mais pas seulement, il faut également respirer correctement. Et encore, ce n’est pas toujours suffisant, il faut également entretenir des pensées positives de façon à faciliter la concentration lors de la méditation. Voilà pourquoi, en tant que pratiquante de yoga (méditation incluse) depuis plus de 20 ans et enseignante et formatrice de yoga, j’ai opté pour ajouter de la sophrologie à ce cours, de façon à accéder plus facilement aux états de méditation profonde.

Je transmets cet enseignement tous les lundis de 13 h à 14 h dans la salle polyvalente du stade Chabrat. Il reste encore quelques places. Vous y apprendrez à bien respirer, à vous détendre au niveau physique, émotionnel et mental, à positiver et bien sûr à méditer pour de bon.

Contact : 06 04 67 18 10

Cinq conseils pour bien choisir son coussin de yoga et de méditation

    • Conseil 1 – Choisir un coussin adapté à votre morphologie changera toute l’expérience que vous avez de la méditation et des techniques de pranayama.
      Cela fait à peine une minute que votre professeur a commencé à vous guider dans le premier exercice de respiration ! Et c’est déjà une minute de trop. Non seulement vos genoux s’avèrent douloureux, mais également impossible de tenir la posture droite plus de 30 secondes ! Résultat au lieu de vous détendre et de profiter de l’expérience, vous voilà crispé(e) sur votre tapis de yoga. La solution est pourtant simple : un bon coussin de yoga fait toute la différence. Il vous permettra de garder le dos droit de façon naturelle, sans souffrir des genoux. Il s’agit dans la plupart des cas avant tout d’en choisir un adapté à votre morphologie et d’ajouter si nécessaire quelques coussins ou couverture sous vos genoux, pour transformer ce cauchemar en une douce expérience !
    • Conseil 2 – Tout dépend de votre posture assise. Pour bien choisir votre coussin, regardez avant tout, à quelle hauteur vos genoux se situent du sol. S’ils sont trop éloignés, il vous faudra sans doute, investir dans un coussin avec une bonne hauteur et si vos rotules sont toujours éloignées du sol, il faudra ajouter vraisemblablement une couverture dessous, de façon à ce que les genoux reposent sans se fatiguer sur une surface. De cette façon, garder le dos droit assis s’avère beaucoup moins fatiguant dans la durée de l’exercice et vous pouvez vous détendre. Vous hésitez entre  un coussin en forme de bolster, zafu, fuzen demi lune ? Le mieux est de se rendre en boutique pour les essayer. Ensuite, faites-vous confiance sur votre ressenti. Celui qui vous paraît le plus confortable s’avère le bon choix.
    • Conseil 3 – Privilégiez une matière naturelle ! Qu’elle soit faite de sarrasin, épeautre, lentille, ce type de garniture de coussin assure une posture morphologique. Le coussin prend vos formes et les garde. Quand l’épeautre est un peu vieille, vous pouvez la remplacer par vous même. Un coussin avec une matière naturelle dure longtemps ! Cela vaut le coup d’investir un tout petit peu plus au départ. Mon coussin fétiche possède plus de dix ans !!!
    • Conseil 4 – Demander conseil à votre professeur de yoga ! Si malgré ces petits changements l’expérience continue à être pénible, n’hésitez pas à en parler à votre professeur, il ou elle saura vous guider pour ne plus souffrir inutilement !
    • Conseil 5 – Comment choisir sa boutique ? Optez avant tout pour des boutiques spécialisées en yoga. Si vous n’en connaissez pas, rien ne vous empêche encore de demander conseil à votre professeur. Les professeurs diplomés et certifiés obtiennent souvent des accords avec des boutiques spécialisées. Vous obtiendrez de cette façon une remise ! Alors bon achat.