Son du big bang et OM, une seule et même vibration à l’origine du monde ?

Souvent en cours, les élèves me demandent la signification du son Om. Pour les yogis, à l’origine du monde était le son OM. Pour les scientifiques, il a eu avant tout le big bang. Mais si l’un et l’autre était les deux versants de la même explication ?

En 2013, John Cramer, physicien émérite de l’université de Washington, à Seatle, a modélisé avec un calcul mathématique le son originel du Big Bang. Trop proche du son Om ! Je vous laisse le découvrir en cliquant ici.

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Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 4

 

Afin de transformer nos émotions, le yoga nous invite à trouver la confiance, la paix et le bonheur à l’intérieur de nous. Mais cela nécessite avant tout de comprendre comment agit le mental.
Selon le raja yoga, ce dernier se divise en deux : manas (mental passif) et buddhi (mental actif, celui qui nous permet de décider). Manas contient notre mémoire : la consciente comme l’inconsciente. Toutes les impressions de notre vie y sont imprimées. Voilà pourquoi un petit évènement est capable de refaire remonter à la surface des souvenirs et ainsi réveiller de vieilles émotions de tristesse ou de colère. Véritable champ magnétique, manas attire à nous des circonstances fidèles aux impressions contenues en lui. Résultat : nous vivons encore et encore les mêmes expériences. Or la plupart du temps, manas nous guide, ce qui donne un peu l’impression de vivre comme dans une prison mentale.
Le problème de manas ? Il souffre d’un grand manque d’entrainement. Une pensée arrive et aussitôt, on s’identifie avec. A cause de ce phénomène d’identification, nous agissons aussitôt en fonction de ses demandes et exigences, tout comme un petit chien qui suit ses impulsions. Le mental n’est pas tenu en laisse ! Il n’est pas assez dirigé !
Inutile de se critiquer pour autant. Manas n’a rien d’un problème individuel, mais bien collectif. Votre manas n’a rien de différent de celui de votre voisin, sa nature s’appelle chaos ! Afin de nous rendre notre vraie liberté, le rajas yoga nous entraîne via divers techniques à maîtriser manas de façon à laisser buddhi enfin diriger notre vie. Véritable écologie du mental, le rajas yoga nous aide jour après jour à éliminer les pensées et croyances toxiques qui nous empoisonnent les uns et les autres jours après jours, années après années. Voilà pourquoi les yogis pensent que le problème de l’environnement ne se fera  ni avec des partis politiques ni avec des associations, mais bel et bien en trouvant la paix chacun à l’intérieur de nous.

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 3

Si Avidya, l’ignorance nous mène à nous attacher à une illusion, à l’aimer voire parfois à la détester – toutes les choses auxquelles nous nous identifions, un jour disparaîtront. Quelle profondeur pouvons-nous avoir : notre identité s’avère être un masque ! Exemple : je m’appelle Mila, française, journaliste, mariée. A la remise de mon diplôme de professeur de yoga Sivananda en septembre 2007, j’ai reçu un prénom spirituel – Parvati. Je dois avouer au début avoir reçu un choc, car je n’aimais pas ce prénom. Parvati, quelle horreur ! Pourtant, qu’est-ce qui avait changé ? J’étais toujours la même … Vous imaginez juste un petit prénom de sept lettres a eu le pouvoir de changer mon état émotionnel en l’espace de quelques secondes à peine !  Finalement, aujourd’hui, j’adore Parvati… Après tout, elle est la femme de Shiva. Quel bon augure pour transmettre l’enseignement du premier yogi de l’univers !
En nous identifions à une façade, nous vivons dans une insécurité émotionnelle permanente. Conséquence de cet état, nous pouvons avoir tendance à chercher la reconnaissance de notre existence dans le regard des autres, ce qui nous entraîne à adapter notre comportement en fonction de leur opinion. Cette dernière peut prendre des mesures complètement disproportionnées. Si je n’existe que dans le regard d’autrui que va-t-il se passer le jour où je m’écarte du chemin qui plait à mes proches ? Vont-ils continuer à m’aimer pour ce que je suis ? Au contraire, soyez fière de ce que vous êtes ! Si l’on ne se respecte pas soi-même, qui va le faire pour nous ?
Autre problème engendré par cette insécurité émotionnelle : vouloir contrôler les autres toujours pour se sentir exister. Ces derniers ne font pas ce que vous souhaitez ? C’est la colère assuré ! Pourtant il est impossible d’ajuster le monde. « Vous avez déjà tiré la queue d’un cochon, aimait expliquer Swami Vishnudevananda ? Elle reprendra toujours sa forme de tire-bouchon ! Le monde est ainsi ! »
Pour changer notre environnement (y compris l’état de la planète), il nous incombe avant tout de changer nous-mêmes. Nos émotions et notamment nos émotions négatives nous guident en appuyant exactement sur le point à travailler ! Pour cela, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne notre mental. Ce qui fera l’objet du prochain billet à paraître.

Exercice pour aujourd’hui : notez dans un journal vos émotions de la journée. Tentez de comprendre comment elles se sont déclenchées. Si vous notez de la colère ou de la tristesse ou de la peur, vous pouvez faire ce petit travail de visualisation. Prenez une posture assise confortable (cela peut être la posture de méditation jambre croisée le dos bien droit ou vous asseoir le dos bien droit sur une chaise, les pieds à plats et parallèle sur le sol) Fermez les yeux. Prenez une dizaine de respirations yogiques complètes. Laissez venir à vous l’émotion désagréable. Puis visualisez une lumière blanche autour de vous, et sentez peu à peu cette émotions se dissoudre dans la lumière. Sentez que vous vous nettoyez ! Bonne pratique !

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 2

 
Avidya (ignorance en sanskrit) nous conduit à nous identifier à la fois avec notre corps, nos pensées, nos émotions, et ainsi de suite avec tous les éléments qui composent notre vie comme notre background socio-économique, la culture de notre pays, notre profession, notre famille, notre parti politique, notre religion, notre entreprise… etc. Le processus d’identification nous amène à nous attacher à ces divers éléments, normal puisque nous investissons énormément d’énergie dedans. Il n’y a pas de mal à cela. Mais le grand problème provient de l’attachement. Etant éphémères par essence, ces points d’attache créent autant de sources de joie et de souffrance sur le long terme.
En occident, nous avons en outre un autre problème : le tabou de la mort. A chaque décès, je m’étonne à quel point, les gens ne savent pas comment se comporter. Que dire aux proches ? Que faire ? Nous nous sentons souvent très maladroits. Nous n’avons absolument plus aucun contact avec nos morts. A de rares exceptions, les gens naissent la plupart dans les hôpitaux ou les maternités (au cas où cela se passerait mal en arrivant) et ils meurent la plupart dans des institutions médicales. Que se passe-t-il avant notre arrivée sur terre et après ? Chacun doit en faire son affaire propre et se débrouiller avec ses croyances tout en respectant celles des autres. Laïcité oblige !
Il y a pourtant des pays sur terre où la mort ne pose pas autant de problème. En Inde, il est admis que l’âme passe d’un corps à un autre. Et ce côté imaginaire « morbide » lié au décès n’existe pas dans ce pays. Chez nous, la mort est représentée par tout un tas de symboles tous plus effrayants les uns que les autres comme un squelette avec une faux, un crâne et des os, le christ crucifié. Pourquoi l’église n’a-t-elle retenu comme emblème de son sauveur que le christ en train de mourir ? Selon les yogis le passage de la mort n’a rien de douloureux, il peut y avoir des moments de douleurs liés à la maladie qui la précède, mais la suite ressemble plutôt à un conte de fée. Et cette version semble corroborée par des millions de témoignages de gens qui expérimentent des NDE.
Mais, voilà, si nous ne savons pas d’où nous venons et où nous allons, nous vivons tout au long de notre chemin sur cette planète avec une grande insécurité. Qui sommes-nous réellement, si en mourant tout disparaît ? Pour les yogis, le début de la sagesse débute avec ce questionnement. Quel est le sens de la vie ? Quel but devons-nous atteindre ?
Billet à suivre. 
Exercice pour aujourd’hui : regardez autour de vous la nature, regardez les fleurs éclore, regardez les bourgeons sur les arbres. Sentez comment la vie partout renaît après l’hiver. Et méditez sur cette image au moins pendant dix minutes.

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 1

Bien plus puissantes que les pensées, les émotions peuvent à la fois nous mener au pire comme au meilleur. Qu’est-ce qu’une émotion ? Première partie.  
Une émotion nous traverse parfois comme une simple vague, Peut-être nous surprenons-nous à serrer les mâchoires où à frisonner. Mais parfois, la mer se déchaîne et nous sommes pris d’une violente tempête intérieure. Rien de pire que ces états violents capables de nous prendre à la gorge et de nous mener au pire. Comment dès lors  ne pas se laisser sombrer ? Premier réflexe, pas de panique ! Nos émotions négatives nous guident ! Prenez en conscience… Elles agissent un peu comme un ami qui voudrait nous protéger en nous ouvrant les yeux. Miroirs de nos états intérieurs, elles révèlent ce qui n’a plus lieu d’être. Elles sont l’occasion de transcender ce qui doit l’être.

Qu’est-ce qu’une émotion négative ? Du mot latin “motio”(mouvement), une émotion est une réaction. Face à un événement (un mouvement extérieur), une vague de pensées traverse le mental et le corps, qui garde tout en mémoire, réagit. L’émotion nous gagne et finit par nous envahir… Nous avons tous nos façons de réagir face à un événement  : peur, colère, irritabilité, frustration, jalousie, ressentiment, tristesse, angoisse. Cette gamme de réactions traduit nos habitudes mentales… C’est un peu comme si l’événement déclenchait un de nos programmes comportementaux. Certains nous rendent actifs, d’autres passifs. La colère, forme active, engendre la haine et la violence. En général, une action suit : des insultes, des coups… Un peu moins actif, mais, latent : l’irritabilité et la frustration nous mènent à critiquer. Le mental se transforme en juge, tout comme sous la régence de la jalousie : le mental se compare incessamment au voisin, et le rabaisse. Avec le ressentiment, le mental résiste, rien dans cette vie n’a été comme cela aurait dû être. Le sentiment d’injustice lui ronge de l’intérieur : un peu comme un cancer.

Les émotions s’avèrent encore plus puissantes que nos pensées, car elles engendrent dans le corps et dans nos actions des conséquences, possédant la même qualité vibratoire. Je viens de me mettre en colère contre une personne. Au volant de ma voiture, je ressasse l’événement et j’accélère, sans vraiment faire attention au code sur la route. Une semaine plus tard, je reçois une amende pour excès de vitesse ! (véridique, cela vient de m’arriver !) En outre, avez-vous déjà remarqué comment après une grosse colère, on se sent épuisé ? La colère détruit littéralement nos cellules ! De même la tristesse use. Si ce sentiment nous habite pendant des années, le système immunitaire baisse drastiquement. Les émotions négatives engendrent de l’acidité dans le corps, elles peuvent provoquer des problèmes de digestion et tout un tas de désordres, le cancer n’arrive jamais du jour au lendemain.

Sous l’influence de ces émotions désagréables, qui nous tiraillent quotidiennement, nous cherchons tous une sécurité émotionnelle, ce qui engendre du coup des dépendances : dès que l’on se sent fragile, on prend un carré de chocolat ou une cigarette, voire un petit verre de vin ou bien des somnifères pour dormir ou encore on se réfugie dans le travail. On a peur du manque ? On cherche à le combler en s’entichant d’une personne croyant qu’elle nous remplira de ce vide absolument insupportable, mais qu’arrive-t-il le jour, où elle semble ne plus nous aimer ? On se réfugie où cette fois-là ? Dans l’argent ? Combien nous faut-il sur nos comptes en banque pour nous sentir en paix ? Nos émotions négatives nous poussent dans divers “isme” ‘de l’alcoolisme à la drogue, au travail, à “l’amour de consommation”… Mais aucune de ces dépendances ne règlent le problème, au contraire, elles ne font souvent que l’empirer.

Pour les yogis, la plus grande cause de ce cercle vicieux s’appelle l’ignorance – avidya en Sanskrit. Ignorance de nos origines. Pourquoi sommes-nous sur cette planète ? Après tout, nous n’y restons qu’en moyenne pour le moment 80 ans. A partir de 30 ans, le corps commence à se dégrader. Si l’on est attaché à notre image, beaucoup de souffrance en découle. Suis-je ce corps destiné à se décomposer au fil des ans ? Avouez que cette pensée n’a rien de très réjouissant ? Si l’on est attaché à son étiquette sociale ou à son rang, que deviendra-t-on le jour où l’on partira à la retraite ? Se mettra-t-on à tirer sur la foule comme le font les dictateurs, trop apeurés à l’idée de perdre leur pouvoir ou bien terminerons-nous avec une bonne dépression ? L’ignorance consiste à s’identifier à toutes ces choses périssables. Que sommes-nous vraiment ? La suite dans le prochain billet

 

Exercice pour aujourd’hui : à chaque fois qu’une émotion me gagne, j’observe sa nature. Je me sens bien ? On ne change rien. Vous vous sentez mal ? Accueillez cet état… soyez très patient avec vous-même. Ne jugez pas. Juste acceptez ce qui est. Asseyez vous sur une chaise. Respirez profondément, inspirez profondément. Sentez-vous baigner dans un halo de lumière. Sentez que cette lumière vous nettoie. Elle pénètre toutes les cellules de votre corps… Envoyez de l’amour et de l’harmonie à toutes ces cellules. Si c’est le comportement d’une personne qui vous a mis dans cet état, envoyez de la lumière à cette personne et souhaitez-lui de guérir de cette négativité. Répétez mentalement, je ne suis pas ces émotions… Je suis amour. L’amour est mon être véritable. Répétez cette phrase aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux.