Swara yoga ou l’art de conserver la santé

Saviez-vous vous que vous respiriez au même rythme que votre état mental ? Un coup de colère par exemple, observez, comment soudain votre respiration devient saccadée, vous respirez davantage par le haut des poumons. Bien au contraire, vous vous sentez en parfaite harmonie avec la nature : vous respirez profondément et calmement. Entre le mental et le souffle existe une étroite relation. Conclusion : si vous voulez vraiment savoir comment va votre mari ou votre fils ou votre boss, ne leur demander pas comment ils vont, mais plutôt observer la façon dont ils respirent. C’est ainsi que depuis des millénaires les yogis, grâce au swara yoga, déterminent l’état de santé mentale et physique d’une personne. Grâce à cette science, ils pourraient même prédire l’heure exacte du décès. Focus sur cette discipline issue du tantra yoga, une branche du raja yoga, le yoga de la psychologie.

Qu’est-ce que le swara yoga ?
Le Swara yoga, véritable science du flux pranique* dans le corps, représente une partie du yoga peu connue, voire jalousement gardée pendant des siècles et des siècles. Issue du Shiva Swarodaya – un dialogue entre Siva et sa compagne Parvati – cette pratique, une des plus puissantes du yoga, mène à moksha, la libération. Dans cet échange, « Shiva implore Devi de s’assurer que le secret et l’aspect sacré de cette science seront préservés et qu’elle restera toujours la plus nobles de toutes les connaissances… Son but est un éveil immédiat du potentiel humain le plus élevé… Celui qui connaît la vraie nature de son souffle réalise son âme ou son atman »explique Swami Paramahamsa Satyananda dans son livre Swara Yoga, édité aux éditions Swam. C’est ce que l’on appelle la science de la respiration, à ne pas confondre avec le pranayama, qui travaille également avec le prana. Ce dernier est l’ensemble des techniques pour contrôler le souffle.
Son principe ?
« Lorsque nous utilisons le terme swara (bruissement du souffle) il désigne non seulement l’air circulant dans les narines, mais aussi le flot du prana, aspect très subtil et vital du souffle », poursuit Satyananda.
Rééquilibrer le flux du prana. Les yogis ont distingué cinq enveloppes ou koshas en sanskrit : l’enveloppe de nourriture, l’enveloppe vitale, l’enveloppe mentale et intellectuelle, l’enveloppe de félicité. Ces enveloppes sont contenues dans trois différents corps : le corps physique (enveloppe de nourriture) le corps astral (enveloppe vitale, mentale et intellectuelle) et le corps causal (enveloppe de félicité). Le swara yoga se concentre sur le deuxième corps le corps énergétique contenant le prana, le mental et l’intellect, nous le savons à présent tout trois étroitement liés.
Allons un peu plus loin dans cette « géographie corporelle énergétique » Dans cette enveloppe vitale, on distingue des nadis, sorte de courants énergétiques, (selon les textes, ils sont 72.000 parfois, plus, ) Parmi eux, il faut en retenir trois : ida, pingala et sushumna. Ida est reliée à la narine gauche et pingala à la narine droite.
C’est une chose à laquelle nous prêtons d’habitude peu d’attention, mais pourtant fondamentale. Avez-vous remarqué que nous avons toujours une narine plus ouverte que l’autre ? Voilà un fait complètement normal, observé par les sages depuis fort longtemps. Cette prédominance d’une narine sur l’autre s’inverse tous les 60 à 90 minutes. Ainsi une narine qui resterait ouverte constamment engendrerait à long terme des déséquilibres et des maladies. Bon à savoir : le nadi gauche, relié à l’hémisphère droit favorise l’activité mentale, tandis que le nadis droit relié à l’hémisphère gauche est responsable de l’activité physique. Il existe donc des moments favorables à certaines activités : votre nadi droit est ouvert ? Vous serez plus enclin à faire du sport ou du jardinage… Votre nadi gauche est ouvert ? Etudiez, lisez !!! Les deux nadis sont ouverts ? Cela arrive entre deux alternances, on dit que c’est le temps parfait pour méditer. En effet, ce laps de temps correspondrait à l’activation du troisième nadi très important : sushumna. Lorsque les deux nadis remontent dans cette colonne centrale, alors, il s’opère un changement de conscience. Rassurez-vous, cela ne peut jamais se produire d’un coup, car le long de cette colonne sushumna existent sept chakras, sorte de central énergétique qui bloquent lorsque l’on n’est pas prêt la remontée du prana vers ajna chakra…
Comment équilibrer les nadis ? Une technique : anolomaviloma, la respiration alternée. A pratiquer matin, midi et soir, si vous voulez vivre une vie saine et équilibrée. 
Pour en savoir plus :
Quelques livres :
– Svara yoga de Swami Sivananda (à commander sur le site de la DivineLife Society)
– Swara yoga de Satyananda aux éditions Swam.
Un site : http://www.swarayoga.org
Pratique aujourd’hui : détermine si le flux de ton prana fonctionne correctement.
Pour cela, bouche la narine droite puis la narine gauche et remarque de quel côté l’air s’écoule plus facilement. Répéter l’opération plusieurs fois par jour.
* prana : énergie vitale

L’écologie par le yoga

Pour devenir plus riche, l’homme n’hésite pas à déposséder les uns, à malmener les autres, à piller les matières premières, à raser des forêts entières, à déverser des pesticides dans les champs, à polluer les nappes phréatiques, à exterminer les animaux en masse, à détruire des terres entières. Peu importe si au final, il se met lui-même en péril ! Ne dit-on pas actuellement que l’espèce humaine peut courir à sa perte si nous ne changeons pas notre façon de vivre radicalement ?
Comment en est-on arriver là ?
Pour les yogis, le grand mal qui pollue la planète s’appelle l’ignorance. En méconnaissant sa vraie nature, l’homme n’a pas conscience de sa véritable identité…Pourtant s’il savait ! nous répètent les sages du Védanta. L’homme n’est rien d’autre que brahman ; amour absolu, joie et félicité. En s’identifiant à son égo, le petit moi séparé du grand tout, l’atman, ou l’âme incarnée, baigne dans la maya – l’illusion. A l’instar des nuages dans le ciel, ce voile l’empêche de connaître sa vérité absolue… Son véritable bonheur ne se loge pas à l’extérieur, mais dans son coeur… Il a oublié sa vraie nature, intrinséquement sacrée.L’homme cherche sa puissance et sa richesse dans l’or, alors qu’elle se trouve au plus profond de lui. D’ailleurs en quittant le plan terrestre, emmène-t-il avec lui ses biens matériels ?
La nature agit à heure fixe. Le soleil se lève, se couche, les planètes font leur rotation, sur un axe donné, les étoiles brillent dans le ciel. Chaque année, les fleurs poussent au printemps, les fruits se récoltent à l’été, les feuilles tombent à l’automne, et la neige tombe l’hiver – quand elle tombe. La nature oeuvre chaque année au même rythme et selon des lois inntangibles. Notre corps lui-même vibre au rythme de la nature… Il grandit dans un ordre donné, il est capable d’autoguérison, tout au long de la journée des sentinelles oeuvrent pour maintenir un état d’équilibre, et il meurt en temps voulu… un peu comme les feuilles tombent des arbres l’automne et disparaissent en hiver. Quatre saisons régissent la nature, quatre temps régissent la vie de notre corps : enfance, adolescence, âge adulte et vieillesse.
Comment douter que derrière cet orchestre de vie ne se cache pas une force plus intelligente que tout ? Toutes les religions de la terre la nomme dieu et si chacun possède son dieu, il s’agit de la même force invisible qui orchestre ce chef d’oeuvre. Le mot a tellement été galvaudé et malmené, surtout aujourd’hui, qu’il est grand temps d’utiliser un terme qui convienne mieux à chacun !
Le dernier magazine Nexus, daté de Janvier-février, a publié  un dossier entier sur les dernières découvertes des frères Bogdanov. Après des années de recherches scientifiques, les jumeaux ont démontré que l’univers matériel procède d’un état antérieur immatériel. Autremement dit, cette nouvelle découverte rejoint parfaitement l’évangile selon Saint-Jean : “au début du monde était le verbe” et encore la pensée yoguique… La pensée est une onde. Le big bang n’était-t-il pas une onde de choc après tout ?

Pour les yogis, la libération de l’ignorance vient du silence… Il s’agit avant tout d’un allégement des pensées, pour revenir au silence. Dans le silence indécible git la paix.  Et dans ce silence se cache Brahman la connaissance absolue et la félicité absolue. Pour arriver à ce niveau de conscience, différentes étapes doivent être franchies… 8 en tout. Si l’on reprend les textes de Pantajali… les premières ont trait aux yamas et niyamas – l’éthique du yoga en quelques sortes. Sur ce socle se bâtit le début de la paix… Quels sont-ils ? La non violence, la vérité, l’honnêteté (tu ne voleras point!), la non avidité, l’équilibre de l’énergie vitale. La purification à travers les austérités, le contentement, la pureté, l’étude des textes sacrés, la dévotion. Il nous rappelle que nous sommes l’instrument dans les mains d’une force plus grande… Ce travail appartient à chacun de nous. C’est en cherchant cette paix à l’intérieur de chacun de nous que nous arriverons au bonheur durable.

En nous reconnectant à notre corps – notre maison individuelle – le yoga nous ramène en quelque sorte en douceur à cette réalité dont notre mode de vie nous a tant éloigné. Branché 24 H à  nos écrans, qui a conscience de ce souffle qui nous traverse et nous porte de notre premier cri en arrivant sur terre jusqu’à notre dernier soupir ? Réapprendre à respirer nous relie à cette nature sacrée, l’écologie ne peut-être que sacrée, sinon, elle ne sera pas… Respirons tous l’instant présent et souvenons-nous de notre véritable nature ! La pollution disparaîtra à son tour de notre maison commune la Terre  et la paix reviendra ! Tous ensemble et individuellement, nous en avons le pouvoir ! Tel est le véritable sens de nos existences et de notre destinée. Om, om om.

De retour parmi vous, om , om

Om très chers yogis et yoginis… C’est un très grand honneur pour moi de revenir parmi vous après plus de trois ans de silence dans la sphère internet du yoga. J’ai plaisir à voir que les blogs sur le sujet ont fleuri un peu partout sur la toile, signe que le yoga imprègne de plus en plus notre société. Il semble que nous en ayons plus que jamais besoin. Je reviens donc avec une nouvelle url – quotidien du yoga laisse la place à yoga au quotidien. Ce qui ne changera pas vraiment le contenu. Je reste sur une palette identique de thèmes traitant des cinq points du yoga des centres sivananda : posture, respiration, alimentation, relaxation et méditation et pensées positives, ainsi qu’un peu d’ayurvéda, avec toujours mon thème de prédilection pour la méditation et la pensée positive, ayant un penchant prononcé pour la psychologie, normal. Il s’agit d’un des sujets les plus passionnants et des plus délicats du yoga. Om au plaisir de lire à nouveau vos commentaires et suggestions. Om, om, om.

Yoga et plantes

Grâce à ce blog du Quotidien du yoga, j’écris également aujourd’hui, des articles sur le yoga, les médecines alternatives pour différents magazines grands publics. Voici un extrait A la découverte des plantes sauvages. Pour la réalisation de cette article, j’ai eu la chance de parcourir la campagne avec un très bon spécialiste des plantes, auteur entre autres de “De la cueillette à l’assiette”, un livre de référence en la matière. Vous pouvez découvrir cet article dans ce diaporama… Bonne découverte.
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24 heures : le jeûne du débutant.

C’est décidé, vous commencez le jeûne cette semaine*…  Enfin presque, parce que rien qu’à l’idée de vous y mettre, l’angoisse arrive : “mais, est-ce que je vais en être capable ?” Si tel est le cas, pourquoi ne pas adopter le jeûne de 24 heures. Rien de plus simple, je vous explique tout !

En principe, les yogis pratiquent ce jeûne de 24 heures les jours d’Ekadasi. (D’ailleurs, si vous avez envie d’expérimenter ce jeûne, le prochain Ekadasi, c’est demain, vendredi 13 mai. Le suivant sera le 28 mai.) Qu’est-ce qu’Ekadasi ? C’est un jour en principe dédié à Vishnou, le dieu  de la paix et de l’harmonie. On dit que si l’on jeûne ce jour-là, cela aide à obtenir Moksha, la libération (but ultime du yoga) Ekadasi se répète deux fois par mois (je donne, ci-dessous, la liste de toutes les prochaines dates à venir) Mais, si vous n’avez pas envie de vous compliquer la vie avec ces savants calculs basés sur le calendrier lunaires hindou, le mieux est de choisir un jour dans la semaine (le lundi, c’est justement très bien pour la commencer.)
Je vous conseille vraiment de choisir une date dans votre calendrier et de vous y tenir, sinon, le mental risque de vous jouer des tours. Bien évidemment on fait en sorte que ce jour-là ne se téléscope pas avec une journée particulièrement riche socialement. Se retrouver à table avec d’autres personnes, alors que l’on est sensé jeûner, n’est pas vraiment une bonne idée. En plus de mettre mal à l’aise votre entourage, vous le serez certainement vous aussi. Bref, choisir une date permet de se préparer. La veille du jeûne, le dîner doit être absolument léger, évitez complètement l’alcool. 
Le jour J : aucun aliment solide ne sera absorbé ni le matin ni à midi. Par contre, n’hésitez pas à boire beaucoup  d’eau et notamment des infusions chaudes. Je recommande particulièrement celle à la menthe poivrée, qui aide à faire passer les éventuelles sensations désagréables liées au jeûne. On parle parfois de jeûne à base de jus de fruits et de carottes, pourquoi pas ? Mais, ils sont, selon mon expérience, plus durs, car le seul fait de les avaler ouvre l’appétit et justement, on n’a pas trop envie de sentir la faim ce jour-là. Voilà pour le côté physique.
Pour mieux vivre cette journée-là, il va falloir garder le mental très occupé. Plus vous l’occupez dans des activités diverses et variées et plus la journée sera légère et gaie. Il s’agit d’orienter votre esprit vers quelque chose de positif. Jeûner n’est pas une punition et ne doit vraiment pas être vécue comme tel. Sentez au contraire que cela participe au maintien d’une bonne santé. 
Le soir du jour J : 24 heures ont passé, vous pouvez rompre le jeûne. Préparez-vous un bouillon de légumes. Dîner léger. Le lendemain, on continue à manger mais sans trop charger l’estomac. Trop facile non ? 


*attention, il est déconseillé de jeûner, notamment si l’on est enceinte et dans de mauvaises conditions physiques. Dans le cas échéant, veuillez prendre conseils auprès de votre médecin. Anorexiques, s’abstenir.

Lisez sur le même thème 
Dates des prochains Ekadasi en 2011
Mois de Juin
dimanche 12
lundi 27
Mois de Juillet
Lundi 11
Mardi 26
Mois d’août 
mardi 9
jeudi 25
Mois de septembre
jeudi 8 
lundi 26
Mois d’octobre
vendredi 7
dimanche 23
Mois de novembre
dimanche 6 
lundi 21
Mois de décembre
lundi 6
mercredi 21

Cinq bonnes raisons de jeûner

Le jeûne fait partie des pratiques du yoga. Il a été recommandé tout au long de l’histoire de l’humanité, notamment par toutes les grandes religions de notre planète, mais à quoi bon ? 
Je vous livre ici cinq bonnes raisons pour franchir le pas. 
  1. Désintoxiquer le corps tout en mettant au repos les organes digestifs. Après un jeûne, on observe en général dans les jours qui suivent, un regain d’énergie.
  2. Dégager du temps pour méditer, faire une séance d’asanas (postures de yoga) ou toute autre activité. Vous êtes-vous déjà amusé à calculer le nombre d’heures nécessaires pour manger : à commencer par celles à gagner l’argent pour acheter des denrées, les heures à faire les courses, le temps à cuisiner, à manger et à nettoyer, puis à ranger. Sans compter toutes les activités en amont : labourer, semer, récolter, élever, distribuer, vendre, faire la comptabilité, payer des impôts, gérer, administrer, faire la guerre…etc. Manger s’avère une économie en elle-même, absolument gigantesque ! En poussant jusqu’au bout la logique, imaginez à quoi ressembleraient nos sociétés, si nous n’avions plus besoin de manger ! Donc, bonne nouvelle, supposons qu’à la fin de cet article vous décidiez de jeûner une journée par semaine, vous récupérez au moins deux à trois heures pour faire autre chose ! Un sacré luxe. 
  3. Discipliner le mental : sous prétexte de se sentir submergé par sa colère, son stress, sa tristesse, ce dernier n’a pas le droit de vous faire ingérer tout et n’importe quoi à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Nous mangeons en occident absolument trop, souvent sans sentir notre faim. 
  4. Observer le jeu de l’égo. Les jours de jeûne, il est absolument fascinant d’observer le fonctionnement du mental. Parfois rebelle : “mais pourquoi dois-je jeûner ?” Il vous donnera au moins une centaine de raisons de mettre un terme à votre jeûne sur le champ, voire à ne jamais le commencer. Parfois, il sera fière :  c’est l’attitude “Yes I can, je suis trop bon! J’y arrive !” Tour à tour, il est capable de prendre n’importe quelle attitude. “Regardez ! Trop facile, j’y arrive !” L’attitude fainéante : “aujourd’hui, je ne fais rien, car je ne mange pas !” L’attitude grognon : “personne ne m’approche aujourd’hui, car je jeûne!” Le yoga recommande l’équanimité du mental face à toutes les situations… Attention : les attitudes changent d’un jour de jeûne à l’autre… Observez, et notez ! Vous pourrez alors remarquer toutes le tendances possible, et vous finirez par vous rendre compte, qu’aucune d’entre elles ne vous définit. “Mais qui suis-je alors ? ” 
  5. Redonner du sens à sa vie. Vous l’aurez compris, jeûner, n’est pas toujours choses aisée. Le plus dur n’étant sûrement pas de rester sans manger pendant une journée, mais de faire face à son mental. Plus la résistance est grande, plus le jeûne sera difficile et pesant. Par contre, si vous orientez le mental vers plus de positivité et notamment une force qui vous dépasse (appelez-la comme bon vous semble), vous noterez alors un grand changement. On ne devrait pas prendre le jeûne comme une punition, mais surtout, comme un moyen de se rappeler le sens de son existence. Si je ne suis pas mon mental et encore moins cet égo, qui suis-je ? Je vous laisse méditer sur cette question intrinsèque. Bonne pratique ! 

Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux.




La Bhagavad-gita, pierre angulaire de la philosophie Védanta, a été traduite du sanskrit au cours des siècles dans de nombreuses langues. Philippe Rivault, sanskritiste, écrivain et indianiste, vient de publier une nouvelle traduction de ce texte sacré. “Une version plus courte et abrégée que l’on peut emmener avec soi et lire partout.” Pourquoi offrir à ses lecteurs une nouvelle traduction ? Qu’enseigne ce livre ? Quelle actualité a-t-il ? Toutes les réponses dans la vidéo ci-dessous.


Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 5

La série d’articles sur “comment transformer ses émotions négatives touche à sa fin”. Pour la clôturer voici les conseils, que j’imagine, vous attendiez tous. J’en ai répertoriés dix. Bonne lecture et surtout très bonne pratique !

  1. Décider de vivre mieux : cela peut paraître simple, mais, pas tant que cela… Pour décider de purifier le mental, il faut souvent en arriver à un ras-le-bol considérable. Tous les matins au réveil, visualisez la meilleure journée qui puisse exister. Répétez fermement : « je décide de passer une très bonne journée. » Si vous vous surprenez à dire : « il faut que. » Prenez conscience du fait que cette décision d’aller vers un mieux être ne doit en aucun cas constituer un effort. On ne lutte pas contre ses émotions négatives. On les accepte avant tout, mais, on décide d’aller vers plus de lumière.

 2.Prendre une distance physique avec votre quotidien : si vraiment votre état émotionnel est des plus chamboulé, il est vraiment conseillé de prendre des vacances. Pourquoi alors ne pas partir au vert ou au bord de la mer pour vous ressourcer le temps nécessaire.
3. Diminuer le contact avec les sources de négativité : il y en a plein. A commencer par celles des médias : télévision, journaux, radios, film d’horreur. Je ne veux pas dire : enfermez- vous dans la bulle des Bisounours, le monde magnifique où tout va bien. Il est préférable lorsque l’on se sent mal de ne pas ajouter à son mal-être encore plus de négativité, sous peine d’en attirer encore davantage dans votre vie. Alors, il est sage de diminuer le temps d’écoute et de lecture des mauvaises nouvelles. Si vous avez l’habitude de dîner avec le JT, il est temps d’éteindre le poste et d’écouter à la place une musique relaxante. Je vous l’assure : vous digérerez bien mieux et plus vite ! De même si votre compagnon commence à aborder les risques nucléaires en France dès le plat d’entrée, lancez un nouveau thème de conversation le plus vite possible ! Le mental adore s’attarder sur le monde qui ne va pas et en ce moment, il a de quoi faire ! Alors attention de ne pas vous aussi, vous laisser happer dans des discussions stériles sur la fin du monde. C’est sûr, il ne va pas bien, mais, en  donnant de l’importance à ce qui ne va pas, la peur et la colère vont gagner du terrain !

4. Faites des asanas, vous en aurez d’autant plus besoin surtout votre état émotionnel ressemble à Fukushima. Dès le matin, faites dix salutations au soleil. 
5. Se promener au moins une fois dans la nature par semaine : cette dernière nous reconnecte à notre essence. Quoi de plus ressourçant que de voir en ce moment les arbres en fleurs et de s’en émerveiller ? Au contact de la nature, le mental redevient aussitôt beaucoup plus calme !
6. Se nourrir correctement. Privilégiez une nourriture végétarienne, légère, fraîche et de préférence biologique. En mangeant des animaux tués à l’abattoir dans des conditions de violence extrême, vous chargez votre corps et vos cellules d’une mémoire de même nature.
7. Développer un esprit de service en pratiquant le karma yoga (l’action désintéressée) Donner sans attendre rien en retour, rend heureux ! C’est même en ces temps obscurs avec le Bakti yoga, la voie la plus rapide vers le bonheur durable.
8. Priez sans retenue ! L’univers est généreux. Pourquoi se priver de son aide ? La meilleure prière consiste à lui demander de nous ôter l’ignorance, source de toutes nos souffrances.
9. Abusez des affirmations positives. Répétez à longueur de journée : « je me sens bien, j’ai confiance en la vie, l’univers est merveilleux, il comble mes besoins en toutes circonstances. » Au début, surtout en pleine crise émotionnelle, vous trouverez certainement cela absurde et bizarre. Mais, pariez pour plus de lumière dans votre vie doit commencer absolument maintenant, il n’y a d’ailleurs pas d’autre moment plus propice que celui-ci.
10. Tenez un journal spirituel ! Chaque soir avant de vous coucher, revoyez le cours de la journée, notez toutes les émotions négatives que vous avez ressenties ! Tentez à chaque fois de comprendre le déclencheur, imaginez une façon plus positive de réagir. Et surtout restez très patient avec vous-même. Transformer ses émotions négatives ne se fera pas en un jour. On ne se juge pas ! Allez, c’est parti, on s’y met tout de suite ! 
Vous avez raté le début de la série d’articles sur comment transformer ses émotions négatives  ? Cliquez sur la partie qui vous intéresse. 

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 3

Si Avidya, l’ignorance nous mène à nous attacher à une illusion, à l’aimer voire parfois à la détester – toutes les choses auxquelles nous nous identifions, un jour disparaîtront. Quelle profondeur pouvons-nous avoir : notre identité s’avère être un masque ! Exemple : je m’appelle Mila, française, journaliste, mariée. A la remise de mon diplôme de professeur de yoga Sivananda en septembre 2007, j’ai reçu un prénom spirituel – Parvati. Je dois avouer au début avoir reçu un choc, car je n’aimais pas ce prénom. Parvati, quelle horreur ! Pourtant, qu’est-ce qui avait changé ? J’étais toujours la même … Vous imaginez juste un petit prénom de sept lettres a eu le pouvoir de changer mon état émotionnel en l’espace de quelques secondes à peine !  Finalement, aujourd’hui, j’adore Parvati… Après tout, elle est la femme de Shiva. Quel bon augure pour transmettre l’enseignement du premier yogi de l’univers !
En nous identifions à une façade, nous vivons dans une insécurité émotionnelle permanente. Conséquence de cet état, nous pouvons avoir tendance à chercher la reconnaissance de notre existence dans le regard des autres, ce qui nous entraîne à adapter notre comportement en fonction de leur opinion. Cette dernière peut prendre des mesures complètement disproportionnées. Si je n’existe que dans le regard d’autrui que va-t-il se passer le jour où je m’écarte du chemin qui plait à mes proches ? Vont-ils continuer à m’aimer pour ce que je suis ? Au contraire, soyez fière de ce que vous êtes ! Si l’on ne se respecte pas soi-même, qui va le faire pour nous ?
Autre problème engendré par cette insécurité émotionnelle : vouloir contrôler les autres toujours pour se sentir exister. Ces derniers ne font pas ce que vous souhaitez ? C’est la colère assuré ! Pourtant il est impossible d’ajuster le monde. « Vous avez déjà tiré la queue d’un cochon, aimait expliquer Swami Vishnudevananda ? Elle reprendra toujours sa forme de tire-bouchon ! Le monde est ainsi ! »
Pour changer notre environnement (y compris l’état de la planète), il nous incombe avant tout de changer nous-mêmes. Nos émotions et notamment nos émotions négatives nous guident en appuyant exactement sur le point à travailler ! Pour cela, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne notre mental. Ce qui fera l’objet du prochain billet à paraître.

Exercice pour aujourd’hui : notez dans un journal vos émotions de la journée. Tentez de comprendre comment elles se sont déclenchées. Si vous notez de la colère ou de la tristesse ou de la peur, vous pouvez faire ce petit travail de visualisation. Prenez une posture assise confortable (cela peut être la posture de méditation jambre croisée le dos bien droit ou vous asseoir le dos bien droit sur une chaise, les pieds à plats et parallèle sur le sol) Fermez les yeux. Prenez une dizaine de respirations yogiques complètes. Laissez venir à vous l’émotion désagréable. Puis visualisez une lumière blanche autour de vous, et sentez peu à peu cette émotions se dissoudre dans la lumière. Sentez que vous vous nettoyez ! Bonne pratique !