Cinq conseils pour arrêter de fumer grâce au yoga

Envie d’arrêter de fumer ? Le yoga aide. Quid de la méthode
Il y a des moments dans la journée ainsi irrésistibles pour un fumeur. La cigarette du matin, ou peut-être celle d’après le déjeuner. Entre les deux, on en grille une ou deux.. A chacun de ces moments. Une chose est sûre  : l’idée de la cigarette revient à la surface régulièrement. S’en débarrasser peut prendre l’allure d’un parcours de combattant pour ceux ou celle qui souhaite s’y atteler, car l’idée et la sensation de cigarette reviennent notamment au moment clé de la journée, parfois irrésistible.
Apprendre le détachement
Rien d’étonnant ! Le yoga nous enseigne que plus on donne de force à une pensée, plus on l’entretient, plus elle devient vivante… Les pensées sont des vagues (vrittis), répétées plusieurs fois, elles deviennent habitudes, voire addiction (les addictions sont pour le yoga des habitudes négatives.) Le mental n’a rien de très créatif. Il ressasse au long de la vie le même schéma de pensées. Si la pensée est bénéfique, pas de problème, mais si elle nous porte préjudice… Alors, pourquoi s’y accrocher encore et encore, alors que tout le monde sait que fumer s’avère un préjudice pour la santé ? Réponse : parce que nous nous identifions à la pensée fumer. Nous sommes cette pensée. Entre elle et nous, n’existe aucune distance, aucun recul.
La meilleure méthode pour déraciner une pensée du mentale consiste à ne plus la nourrir. On commence par s’en détacher. Vous pensez à “vous en griller une petite ?”” Parfait ! Respirez à plein poumons et répétez mentalement, je ne suis pas cette pensée. Surtout, n’essayez pas de supprimer de votre mental la pensée cigarette. Le mental se rebelle très facilement. Vous risqueriez de succomber encore plus facilement. Au contraire, accueillez l’idée, mais, ne la retenez pas. Considérez-la plutôt comme un élément de votre écran mental. Une espèce de fantôme. Si par mégarde, vous succombez, ne vous en voulez pas… Pardonnez-vous, et promettez surtout de faire mieux la prochaine fois.
La méthode de substitution.
Deuxième méthode pour déraciner une habitude du mental : substituer une pensée par une autre… Attention, ici, de ne pas remplacer la cigarette par une autre habitude problématique, comme grignoter à chaque fois que l’on ressent l’envie de fumer. Si vous avez vraiment envie de porter quelque chose à la bouche, optez plutôt pour un verre d’eau ou une infusion calmante. Respirer profondément avec le ventre s’avère très efficace. D’une part, la respiration abdominale profonde a pour effet de relâcher les tensions – on sait que le stress est une des sources qui nous poussent à fumer.
Dix à quinze minutes de pranayama le matin après la douche
Une excellente habitude à prendre dès le matin au saut du lit ! (peut-être ainsi pourrez-vous vous débarrasser de la première cigarette avec le café en prime). Pratiquez kapalabati. Kapalabati, en fait est un kriya, qui nettoie nos poumons. L’exercice, très énergitisant, aide également à se réveiller. Ajoutez-y dix cycles de Anuloma Viloma, la respiration alternée. Ce pranayama a pour vertus de purifier nos canaux énergétiques. Il nous donne plus d’énergie, il calme le mental et nettoie nos samskaras. (cad nos habitudes mentales)
Entrainez le mental à vous obéir grâce aux postures de yoga.
Swami Sitaramananda, directrice de l’Ashram de la ferme du yoga en Californie, explique dans un article intitulé Yoga source de guérison des addictions, paru dans le numéro d’hiver 2010 de Yogalife que “Nous nous entraînons à ne pas sombrer. Nous maintenons une posture, nous la gardons et nous continuons à la maintenir. Nous pouvons commencer à en vouloir à notre professeur, mais nous gardons la posture, ainsi qu’à respirer et à nous relaxer en même temps. Quand bien même nous avons envie de nous reposer, nous maintenons la posture. Nous exerçons de la sorte notre mental à ne pas succomber à nos pensées et nos émotions. (…) Le yoga entraine le mental à devenir plus fort, plus équilibré et plus flexible. Autrement dit : nous travaillons la flexibilité du corps parce qu’une fois qu’il devient souple, cela aide le mental aussi à devenir fort.”
Conservez un mental occupé et cherchez plutôt la compagnie des non fumeurs ! 
Par occupé, entendez concentré ! Pour vous y aider, pratiquez le japa : la répétition d’un mantra. Ce son sacré élève le mental à des vibrations plus hautes. Il agit comme un bouclier afin de vous protéger à la fois de vos propres ondes négatives, mais également de celles de l’extérieur. Le mental étant très fragile au début, lorsque nous tentons de nous débarrasser de la cigarette, il est préférable de chercher plutôt la compagnie de  personnes non fumeurs. Si vous allez au restaurant avec un ami fumeur, évitez à tout prix les terrasses ! Prétextez un rhume pour rester à l’intérieur. A la maison, si votre compagnon fume, essayez de négocier avec lui, une zone non fumeur dans la maison. Évidemment, plus fumer à la maison serait l’idéal.
Allez courage ! Bientôt, cette vieille amie cigarette aura complètement disparu de votre vie… !

Défi du yoga en 60 jour – J16 – Kapalabhati, respiration du crâne qui brille

Om très chers yogis, om, om, om !

Pour commencer, je n’ai qu’un souhait : que cette journée vous soit bénéfique à tous, qu’elle souffle dans vos vie la paix, l’harmonie et la joie. Pour vous y aider, j’ai un truc pour vous ! Ne commencer jamais la journée sans yoga !!! Et surtout, sans kapalabhati, un nom sanskrit ( la langue du yoga, la plus ancienne au monde). Kapala signifie crâne, et bhati, brillant !

Cet exercice de respiration, qui est un Shad kriyas – un exercice de purification – permet de nettoyer les poumons en profondeur, mieux oxygéner le sang… Pratiqué au saut du lit, il remplace avantageusement votre tasse de café, voire les cinq cafés pour se réveiller, sans les effets secondaires de vous tenir éveiller tard le soir ! Je vous montre tout dans cette nouvelle vidéo.

Attention : ne pas pratiquer si vous êtes enceintes ou en pleine crise d’asthme.

 

Swara yoga ou l’art de conserver la santé

Saviez-vous vous que vous respiriez au même rythme que votre état mental ? Un coup de colère par exemple, observez, comment soudain votre respiration devient saccadée, vous respirez davantage par le haut des poumons. Bien au contraire, vous vous sentez en parfaite harmonie avec la nature : vous respirez profondément et calmement. Entre le mental et le souffle existe une étroite relation. Conclusion : si vous voulez vraiment savoir comment va votre mari ou votre fils ou votre boss, ne leur demander pas comment ils vont, mais plutôt observer la façon dont ils respirent. C’est ainsi que depuis des millénaires les yogis, grâce au swara yoga, déterminent l’état de santé mentale et physique d’une personne. Grâce à cette science, ils pourraient même prédire l’heure exacte du décès. Focus sur cette discipline issue du tantra yoga, une branche du raja yoga, le yoga de la psychologie.

Qu’est-ce que le swara yoga ?
Le Swara yoga, véritable science du flux pranique* dans le corps, représente une partie du yoga peu connue, voire jalousement gardée pendant des siècles et des siècles. Issue du Shiva Swarodaya – un dialogue entre Siva et sa compagne Parvati – cette pratique, une des plus puissantes du yoga, mène à moksha, la libération. Dans cet échange, « Shiva implore Devi de s’assurer que le secret et l’aspect sacré de cette science seront préservés et qu’elle restera toujours la plus nobles de toutes les connaissances… Son but est un éveil immédiat du potentiel humain le plus élevé… Celui qui connaît la vraie nature de son souffle réalise son âme ou son atman »explique Swami Paramahamsa Satyananda dans son livre Swara Yoga, édité aux éditions Swam. C’est ce que l’on appelle la science de la respiration, à ne pas confondre avec le pranayama, qui travaille également avec le prana. Ce dernier est l’ensemble des techniques pour contrôler le souffle.
Son principe ?
« Lorsque nous utilisons le terme swara (bruissement du souffle) il désigne non seulement l’air circulant dans les narines, mais aussi le flot du prana, aspect très subtil et vital du souffle », poursuit Satyananda.
Rééquilibrer le flux du prana. Les yogis ont distingué cinq enveloppes ou koshas en sanskrit : l’enveloppe de nourriture, l’enveloppe vitale, l’enveloppe mentale et intellectuelle, l’enveloppe de félicité. Ces enveloppes sont contenues dans trois différents corps : le corps physique (enveloppe de nourriture) le corps astral (enveloppe vitale, mentale et intellectuelle) et le corps causal (enveloppe de félicité). Le swara yoga se concentre sur le deuxième corps le corps énergétique contenant le prana, le mental et l’intellect, nous le savons à présent tout trois étroitement liés.
Allons un peu plus loin dans cette « géographie corporelle énergétique » Dans cette enveloppe vitale, on distingue des nadis, sorte de courants énergétiques, (selon les textes, ils sont 72.000 parfois, plus, ) Parmi eux, il faut en retenir trois : ida, pingala et sushumna. Ida est reliée à la narine gauche et pingala à la narine droite.
C’est une chose à laquelle nous prêtons d’habitude peu d’attention, mais pourtant fondamentale. Avez-vous remarqué que nous avons toujours une narine plus ouverte que l’autre ? Voilà un fait complètement normal, observé par les sages depuis fort longtemps. Cette prédominance d’une narine sur l’autre s’inverse tous les 60 à 90 minutes. Ainsi une narine qui resterait ouverte constamment engendrerait à long terme des déséquilibres et des maladies. Bon à savoir : le nadi gauche, relié à l’hémisphère droit favorise l’activité mentale, tandis que le nadis droit relié à l’hémisphère gauche est responsable de l’activité physique. Il existe donc des moments favorables à certaines activités : votre nadi droit est ouvert ? Vous serez plus enclin à faire du sport ou du jardinage… Votre nadi gauche est ouvert ? Etudiez, lisez !!! Les deux nadis sont ouverts ? Cela arrive entre deux alternances, on dit que c’est le temps parfait pour méditer. En effet, ce laps de temps correspondrait à l’activation du troisième nadi très important : sushumna. Lorsque les deux nadis remontent dans cette colonne centrale, alors, il s’opère un changement de conscience. Rassurez-vous, cela ne peut jamais se produire d’un coup, car le long de cette colonne sushumna existent sept chakras, sorte de central énergétique qui bloquent lorsque l’on n’est pas prêt la remontée du prana vers ajna chakra…
Comment équilibrer les nadis ? Une technique : anolomaviloma, la respiration alternée. A pratiquer matin, midi et soir, si vous voulez vivre une vie saine et équilibrée. 
Pour en savoir plus :
Quelques livres :
– Svara yoga de Swami Sivananda (à commander sur le site de la DivineLife Society)
– Swara yoga de Satyananda aux éditions Swam.
Un site : http://www.swarayoga.org
Pratique aujourd’hui : détermine si le flux de ton prana fonctionne correctement.
Pour cela, bouche la narine droite puis la narine gauche et remarque de quel côté l’air s’écoule plus facilement. Répéter l’opération plusieurs fois par jour.
* prana : énergie vitale