Guérir du stress post-traumatique : pourquoi le trauma yoga marche-t-il ?

 

“Un traumatisme n’est pas l’histoire d’une chose horrible survenue dans le passé, mais plutôt les résidus de cette empreinte qui continuent à opérer dans les systèmes hormonaux et sensitif des victimes. Un traumatisme implique avant tout de revivre dans le présent, non l’histoire en elle-même, mais les sensations physiques profondément dérangeantes, ainsi que les émotions associées souvent de façon inconsciente lors de l’événement horrible. Les victimes sont souvent terrorisées par les sensations qu’elles vivent dans leur corps, car ce dernier rejoue/ vit en permanence ce passé terrible, avec toutes les sensations physiques et physiologiques que cela comporte. Le temps pour les victimes s’est arrêté !” explique Bessel Van der Kolk, un des chercheurs les plus renommé en matière d’états de stress post-traumatiques, directeur et fondateur du Trauma center aux États-Unis et auteur du livre, “le corps garde les marques”.

Par traumatisme, il faut entendre pour lui, les suites des chocs comme des agressions sexuelles, des guerres, des attentats, mais pas seulement, toutes autres sortes de vécus douloureux, comme des deuils difficiles, des divorces et de la maltraitance physique et psychologique. Pour lui, le souvenir ne signe pas l’évidence d’un traumatisme, une personne peut vivre dans le déni du souvenir et souffrir quand bien même de stress post-traumatique sans même s’en rendre compte.

Selon Bessel van der Kolk, en subissant un traumatisme, c’est la partie archaïque ou encore reptilienne de notre cerveau qui est touchée. Pour lui, parler ne suffit pas pour guérir de ce stress post traumatique. Le choc a affecté dans le cerveau cette partie servant à réguler les fonctions vitales comme la respiration, le rythme cardiaque, le système nerveux etc. La personne ayant subi le choc, a énormément de mal à vivre dans le présent, son système nerveux est particulièrement déséquilibré, la laissant en proie à des réactions émotionnelles exacerbées, un manque de concentration, des relations parfois difficiles avec les autres et bien d’autres handicaps encore.

Si une thérapie par la parole s’avère indispensable, une approche corporelle l’est également et peut-être encore davantage. Après avoir étudié différentes approches, le dr Bessel van der Kolk, s’est penché très sérieusement sur le yoga. “J’avais lu que le yoga  Il propose aujourd’hui, dans son centre un yoga dit “trauma sensitive yoga” Le yoga aide énormément. Il rééduque le corps d’un point vue physiologique, physique et psychique à vivre à nouveau le moment présent, notamment en ancrant l’attention sur la respiration. Autre raison : lors d’un traumatisme, les victimes n’ont pas eu le choix. Elles n’ont pas eu de contrôle sur la situation, elles étaient comme paralysée. Sur un tapis de yoga, la personne est libre d’arrêter sa pratique lorsqu’elle le souhaite, de quitter une asana si elle le désire, et également de réaliser que si l’une d’entre elles est inconfortable, cela ne dure pas, et elle peut l’arrêter. La personne apprend à pratiquer l’intéroception… cette capacité à ressentir son activité physiologique, du moins à reprendre contact avec ce fil rompu lors du choc. Mais attention, même si le yoga s’avère très efficace pour retrouver une qualité de vie, c’est la discipline qui paie ! Il devrait être pratiqué un peu chaque jour, même si c’est à dose homéopathique. Selon ce spécialiste, 8 semaines de pratique régulière suffisent pour commencer à en sentir les bénéfices !

A ce propos, tous les yogas ne se valent pas. Pour soulager les états de stress post-traumatiques, les patients ont avant tout besoin d’un yoga plutôt doux, lent et centré essentiellement sur la respiration et des mouvements les plus simples possibles afin de faciliter les efforts de concentration. Par ailleurs, il est important que les personnes puissent avoir l’espace pour être en contact avec leur ressenti et garder le contrôle de ce qu’ils veulent faire ou non.

 

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Guérir de l’état de stress post-traumatique grâce au yoga

Enseigner le yoga aux vétérans de la guerre du Vietnam pour leur permettre de guérir de leurs syndromes de stress post traumatiques (SSPT), voilà la mission qu’Helen Cushing, enseignante de yoga, mène depuis 2004 à Hobart en Tasmanie, un état australien situé sur une île. Subventionné par l’état australien jusqu’en 2014, ce cours de yoga continue aujourd’hui à être offert aux différents vétérans de guerre. “Et ils sont nombreux”, souligne Helen, “car là où les Etats-Unis s’engagent dans des conflits, les Australiens suivent.

Contactée via Skype le 23 juin dernier, alors qu’Helen offrait un atelier sur ce thème à Vienne,  elle a bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions. Mille mercis à elle.

 Interview avec Helen Cushing sur le sujet, pionnière dans l’enseignement du trauma yoga en Australie. Auteur du livre Hope.

Helen Cushing - Ahimsa omdailyhome yoga
Helen Cushing ou Ahimsa, de son nom spirituel.

Mila : Comment avez-vous commencé à enseigner le yoga aux vétérans du Vietnam ?

Helen Cushing : Je n’ai jamais cherché à l’enseigner. Tout a commencé en 2004. Un jour, ma professeur de yoga qui dispensait ce cours depuis 1992, m’a proposé de prendre le relais, car elle souffrait de cancer. Dans le passé, j’avais été journaliste pigiste pour la presse écrite et la télévision. J’ai dû me former sur le tas.

Mila : En Australie, le gouvernement finance des cours de yoga ?

Helen Cushing : oui, en fait, c’est le ministère des anciens combattants qui les prend en charge, en coordination avec des psychologues, spécialisés dans les SSPT. Le yoga a commencé à être utilisé pour soulager ces différents troubles, au moment où les psychiatres ont posé un mot pour décrire l’état  dans lequel se trouvaient les gens qui avaient vécu de graves traumatismes, comme une guerre, un abus sexuel, ou tout autre événement violent, comme c’est le cas aujourd’hui avec les attentats en France.

Mila : Pouvez-vous décrire ces symptômes ?

Helen Cushing : bien sûr, il y a l’aspect psychologique. Coupée du présent, les victimes vivent sans cesse dans le passé et bien souvent, elles sont dépassées par les émotions de peur et de colère qu’elles ressentent. Elles en sont comme prisonnières, ce qui les amènent bien souvent à réagir trop face à des événements où d’autres ne se seraient pas sentis affectés. Mais, avant tout, leur système nerveux souffre d’un grand déséquilibre. Le système nerveux sympathique, qui est un accélérateur de tout l’organisme, prend le pas sur le parasympathique, qui lui le ralentit. Voilà pourquoi, les personnes atteintes de ce trouble souffrent souvent entre autres d’hypertension, d’hyperventilation, d’insomnies et autres troubles, notamment musculaires. Ce stress s’inscrit dans la durée, et empêche les gens de mener une vie normale. Beaucoup sombre dans l’alcoolisme, la drogue, leur vie affective et familiale sont pour beaucoup complètement détruites, finalement, ils se retrouvent très isolées.

Mila : comment le yoga peut-il guérir ces différents troubles ?

Helen Cushing : le yoga s’avère très puissant pour détendre le système nerveux. Grâce au pranayama, les personnes commencent à mieux respirer, leur diaphragme se relâche. Avec les asanas, le corps se détend. Je viens de la lignée Satyananda et j’utilise beaucoup le yoga Nidra, axé sur la relaxation. Grâce à la méditation, ils apprennent à devenir témoin de leurs émotions et au fur et à mesure, ils ne réagissent plus de façon disproportionnée. Peu à peu, ils se sentent mieux et reprennent un style de vie plus sain. Souvent quand ils arrivent à mon cours, ils prennent des anxiolytiques, au bout de quelques semaines, ils arrivent à diminuer les doses et finalement à s’en passer. Idem avec l’alcool. Le fait de partager ces cours avec d’autres victimes, les aide également à rompre avec leurs isolements.

Mila : combien de temps faut-il pour obtenir des résultats ?

Helen Cushing : c’est difficile de donner un laps de temps. Pour que cela soit vraiment efficace, il est nécessaire de pratiquer un peu tous les jours et de façon très progressive. Quand les élèves débutent, souvent, ils ne tiennent pas plus de 15 minutes. Mais, au fil du temps, ils reprennent goût à la vie.

Pour en savoir plus sur Helen, c’est par ici.

 

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Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 4

 

Afin de transformer nos émotions, le yoga nous invite à trouver la confiance, la paix et le bonheur à l’intérieur de nous. Mais cela nécessite avant tout de comprendre comment agit le mental.
Selon le raja yoga, ce dernier se divise en deux : manas (mental passif) et buddhi (mental actif, celui qui nous permet de décider). Manas contient notre mémoire : la consciente comme l’inconsciente. Toutes les impressions de notre vie y sont imprimées. Voilà pourquoi un petit évènement est capable de refaire remonter à la surface des souvenirs et ainsi réveiller de vieilles émotions de tristesse ou de colère. Véritable champ magnétique, manas attire à nous des circonstances fidèles aux impressions contenues en lui. Résultat : nous vivons encore et encore les mêmes expériences. Or la plupart du temps, manas nous guide, ce qui donne un peu l’impression de vivre comme dans une prison mentale.
Le problème de manas ? Il souffre d’un grand manque d’entrainement. Une pensée arrive et aussitôt, on s’identifie avec. A cause de ce phénomène d’identification, nous agissons aussitôt en fonction de ses demandes et exigences, tout comme un petit chien qui suit ses impulsions. Le mental n’est pas tenu en laisse ! Il n’est pas assez dirigé !
Inutile de se critiquer pour autant. Manas n’a rien d’un problème individuel, mais bien collectif. Votre manas n’a rien de différent de celui de votre voisin, sa nature s’appelle chaos ! Afin de nous rendre notre vraie liberté, le rajas yoga nous entraîne via divers techniques à maîtriser manas de façon à laisser buddhi enfin diriger notre vie. Véritable écologie du mental, le rajas yoga nous aide jour après jour à éliminer les pensées et croyances toxiques qui nous empoisonnent les uns et les autres jours après jours, années après années. Voilà pourquoi les yogis pensent que le problème de l’environnement ne se fera  ni avec des partis politiques ni avec des associations, mais bel et bien en trouvant la paix chacun à l’intérieur de nous.

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 3

Si Avidya, l’ignorance nous mène à nous attacher à une illusion, à l’aimer voire parfois à la détester – toutes les choses auxquelles nous nous identifions, un jour disparaîtront. Quelle profondeur pouvons-nous avoir : notre identité s’avère être un masque ! Exemple : je m’appelle Mila, française, journaliste, mariée. A la remise de mon diplôme de professeur de yoga Sivananda en septembre 2007, j’ai reçu un prénom spirituel – Parvati. Je dois avouer au début avoir reçu un choc, car je n’aimais pas ce prénom. Parvati, quelle horreur ! Pourtant, qu’est-ce qui avait changé ? J’étais toujours la même … Vous imaginez juste un petit prénom de sept lettres a eu le pouvoir de changer mon état émotionnel en l’espace de quelques secondes à peine !  Finalement, aujourd’hui, j’adore Parvati… Après tout, elle est la femme de Shiva. Quel bon augure pour transmettre l’enseignement du premier yogi de l’univers !
En nous identifions à une façade, nous vivons dans une insécurité émotionnelle permanente. Conséquence de cet état, nous pouvons avoir tendance à chercher la reconnaissance de notre existence dans le regard des autres, ce qui nous entraîne à adapter notre comportement en fonction de leur opinion. Cette dernière peut prendre des mesures complètement disproportionnées. Si je n’existe que dans le regard d’autrui que va-t-il se passer le jour où je m’écarte du chemin qui plait à mes proches ? Vont-ils continuer à m’aimer pour ce que je suis ? Au contraire, soyez fière de ce que vous êtes ! Si l’on ne se respecte pas soi-même, qui va le faire pour nous ?
Autre problème engendré par cette insécurité émotionnelle : vouloir contrôler les autres toujours pour se sentir exister. Ces derniers ne font pas ce que vous souhaitez ? C’est la colère assuré ! Pourtant il est impossible d’ajuster le monde. « Vous avez déjà tiré la queue d’un cochon, aimait expliquer Swami Vishnudevananda ? Elle reprendra toujours sa forme de tire-bouchon ! Le monde est ainsi ! »
Pour changer notre environnement (y compris l’état de la planète), il nous incombe avant tout de changer nous-mêmes. Nos émotions et notamment nos émotions négatives nous guident en appuyant exactement sur le point à travailler ! Pour cela, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne notre mental. Ce qui fera l’objet du prochain billet à paraître.

Exercice pour aujourd’hui : notez dans un journal vos émotions de la journée. Tentez de comprendre comment elles se sont déclenchées. Si vous notez de la colère ou de la tristesse ou de la peur, vous pouvez faire ce petit travail de visualisation. Prenez une posture assise confortable (cela peut être la posture de méditation jambre croisée le dos bien droit ou vous asseoir le dos bien droit sur une chaise, les pieds à plats et parallèle sur le sol) Fermez les yeux. Prenez une dizaine de respirations yogiques complètes. Laissez venir à vous l’émotion désagréable. Puis visualisez une lumière blanche autour de vous, et sentez peu à peu cette émotions se dissoudre dans la lumière. Sentez que vous vous nettoyez ! Bonne pratique !

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 2

 
Avidya (ignorance en sanskrit) nous conduit à nous identifier à la fois avec notre corps, nos pensées, nos émotions, et ainsi de suite avec tous les éléments qui composent notre vie comme notre background socio-économique, la culture de notre pays, notre profession, notre famille, notre parti politique, notre religion, notre entreprise… etc. Le processus d’identification nous amène à nous attacher à ces divers éléments, normal puisque nous investissons énormément d’énergie dedans. Il n’y a pas de mal à cela. Mais le grand problème provient de l’attachement. Etant éphémères par essence, ces points d’attache créent autant de sources de joie et de souffrance sur le long terme.
En occident, nous avons en outre un autre problème : le tabou de la mort. A chaque décès, je m’étonne à quel point, les gens ne savent pas comment se comporter. Que dire aux proches ? Que faire ? Nous nous sentons souvent très maladroits. Nous n’avons absolument plus aucun contact avec nos morts. A de rares exceptions, les gens naissent la plupart dans les hôpitaux ou les maternités (au cas où cela se passerait mal en arrivant) et ils meurent la plupart dans des institutions médicales. Que se passe-t-il avant notre arrivée sur terre et après ? Chacun doit en faire son affaire propre et se débrouiller avec ses croyances tout en respectant celles des autres. Laïcité oblige !
Il y a pourtant des pays sur terre où la mort ne pose pas autant de problème. En Inde, il est admis que l’âme passe d’un corps à un autre. Et ce côté imaginaire « morbide » lié au décès n’existe pas dans ce pays. Chez nous, la mort est représentée par tout un tas de symboles tous plus effrayants les uns que les autres comme un squelette avec une faux, un crâne et des os, le christ crucifié. Pourquoi l’église n’a-t-elle retenu comme emblème de son sauveur que le christ en train de mourir ? Selon les yogis le passage de la mort n’a rien de douloureux, il peut y avoir des moments de douleurs liés à la maladie qui la précède, mais la suite ressemble plutôt à un conte de fée. Et cette version semble corroborée par des millions de témoignages de gens qui expérimentent des NDE.
Mais, voilà, si nous ne savons pas d’où nous venons et où nous allons, nous vivons tout au long de notre chemin sur cette planète avec une grande insécurité. Qui sommes-nous réellement, si en mourant tout disparaît ? Pour les yogis, le début de la sagesse débute avec ce questionnement. Quel est le sens de la vie ? Quel but devons-nous atteindre ?
Billet à suivre. 
Exercice pour aujourd’hui : regardez autour de vous la nature, regardez les fleurs éclore, regardez les bourgeons sur les arbres. Sentez comment la vie partout renaît après l’hiver. Et méditez sur cette image au moins pendant dix minutes.

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 1

Bien plus puissantes que les pensées, les émotions peuvent à la fois nous mener au pire comme au meilleur. Qu’est-ce qu’une émotion ? Première partie.  
Une émotion nous traverse parfois comme une simple vague, Peut-être nous surprenons-nous à serrer les mâchoires où à frisonner. Mais parfois, la mer se déchaîne et nous sommes pris d’une violente tempête intérieure. Rien de pire que ces états violents capables de nous prendre à la gorge et de nous mener au pire. Comment dès lors  ne pas se laisser sombrer ? Premier réflexe, pas de panique ! Nos émotions négatives nous guident ! Prenez en conscience… Elles agissent un peu comme un ami qui voudrait nous protéger en nous ouvrant les yeux. Miroirs de nos états intérieurs, elles révèlent ce qui n’a plus lieu d’être. Elles sont l’occasion de transcender ce qui doit l’être.

Qu’est-ce qu’une émotion négative ? Du mot latin “motio”(mouvement), une émotion est une réaction. Face à un événement (un mouvement extérieur), une vague de pensées traverse le mental et le corps, qui garde tout en mémoire, réagit. L’émotion nous gagne et finit par nous envahir… Nous avons tous nos façons de réagir face à un événement  : peur, colère, irritabilité, frustration, jalousie, ressentiment, tristesse, angoisse. Cette gamme de réactions traduit nos habitudes mentales… C’est un peu comme si l’événement déclenchait un de nos programmes comportementaux. Certains nous rendent actifs, d’autres passifs. La colère, forme active, engendre la haine et la violence. En général, une action suit : des insultes, des coups… Un peu moins actif, mais, latent : l’irritabilité et la frustration nous mènent à critiquer. Le mental se transforme en juge, tout comme sous la régence de la jalousie : le mental se compare incessamment au voisin, et le rabaisse. Avec le ressentiment, le mental résiste, rien dans cette vie n’a été comme cela aurait dû être. Le sentiment d’injustice lui ronge de l’intérieur : un peu comme un cancer.

Les émotions s’avèrent encore plus puissantes que nos pensées, car elles engendrent dans le corps et dans nos actions des conséquences, possédant la même qualité vibratoire. Je viens de me mettre en colère contre une personne. Au volant de ma voiture, je ressasse l’événement et j’accélère, sans vraiment faire attention au code sur la route. Une semaine plus tard, je reçois une amende pour excès de vitesse ! (véridique, cela vient de m’arriver !) En outre, avez-vous déjà remarqué comment après une grosse colère, on se sent épuisé ? La colère détruit littéralement nos cellules ! De même la tristesse use. Si ce sentiment nous habite pendant des années, le système immunitaire baisse drastiquement. Les émotions négatives engendrent de l’acidité dans le corps, elles peuvent provoquer des problèmes de digestion et tout un tas de désordres, le cancer n’arrive jamais du jour au lendemain.

Sous l’influence de ces émotions désagréables, qui nous tiraillent quotidiennement, nous cherchons tous une sécurité émotionnelle, ce qui engendre du coup des dépendances : dès que l’on se sent fragile, on prend un carré de chocolat ou une cigarette, voire un petit verre de vin ou bien des somnifères pour dormir ou encore on se réfugie dans le travail. On a peur du manque ? On cherche à le combler en s’entichant d’une personne croyant qu’elle nous remplira de ce vide absolument insupportable, mais qu’arrive-t-il le jour, où elle semble ne plus nous aimer ? On se réfugie où cette fois-là ? Dans l’argent ? Combien nous faut-il sur nos comptes en banque pour nous sentir en paix ? Nos émotions négatives nous poussent dans divers “isme” ‘de l’alcoolisme à la drogue, au travail, à “l’amour de consommation”… Mais aucune de ces dépendances ne règlent le problème, au contraire, elles ne font souvent que l’empirer.

Pour les yogis, la plus grande cause de ce cercle vicieux s’appelle l’ignorance – avidya en Sanskrit. Ignorance de nos origines. Pourquoi sommes-nous sur cette planète ? Après tout, nous n’y restons qu’en moyenne pour le moment 80 ans. A partir de 30 ans, le corps commence à se dégrader. Si l’on est attaché à notre image, beaucoup de souffrance en découle. Suis-je ce corps destiné à se décomposer au fil des ans ? Avouez que cette pensée n’a rien de très réjouissant ? Si l’on est attaché à son étiquette sociale ou à son rang, que deviendra-t-on le jour où l’on partira à la retraite ? Se mettra-t-on à tirer sur la foule comme le font les dictateurs, trop apeurés à l’idée de perdre leur pouvoir ou bien terminerons-nous avec une bonne dépression ? L’ignorance consiste à s’identifier à toutes ces choses périssables. Que sommes-nous vraiment ? La suite dans le prochain billet

 

Exercice pour aujourd’hui : à chaque fois qu’une émotion me gagne, j’observe sa nature. Je me sens bien ? On ne change rien. Vous vous sentez mal ? Accueillez cet état… soyez très patient avec vous-même. Ne jugez pas. Juste acceptez ce qui est. Asseyez vous sur une chaise. Respirez profondément, inspirez profondément. Sentez-vous baigner dans un halo de lumière. Sentez que cette lumière vous nettoie. Elle pénètre toutes les cellules de votre corps… Envoyez de l’amour et de l’harmonie à toutes ces cellules. Si c’est le comportement d’une personne qui vous a mis dans cet état, envoyez de la lumière à cette personne et souhaitez-lui de guérir de cette négativité. Répétez mentalement, je ne suis pas ces émotions… Je suis amour. L’amour est mon être véritable. Répétez cette phrase aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux.