Om : cela veut dire quoi au fait ?


Om, Om, Om. Connaissez-vous la signification de ce mantra, dit universel ? Quelques mots sur la question ici.

Ecrit OM, parfois, AUM, ou comme ci-dessus, en sanskrit, le mantra (son sacré), Om se prononce en fait A.U.M. Tout simplement parce qu’en fait, la voyelle O en sanskrit diphtongue. Si les scientifiques disent qu’au début de l’univers, il y a eu le big bang, les catholiques qu’il y a eu le verbe, les yogis eux disent qu’il y a eu une onde… et cette onde était le son A.U.M.
Ces trois lettres symbolisent les trois états du mental. “A symbolise l’état éveillé, explique Swami Chinmayananda dans son livre Vie et Méditation*le son U représente le rêve et le son M représente le sommeil profond. L’état de veille est associé au son A, parce que c’est le premier des trois états de conscience, comme le A est la première lettre de l’alphabet dans toutes les langues. Le rêve n’est qu’une vision émergeant dans le mental des impressions qui se sont reflétées sur sa surface pendant l’état de veille. De plus, le rêve survient entre la veille et le sommeil profond, il est donc le deuxième des trois états de conscience. Le U, qui vient après le A dans l’ordre des lettres de l’alphabet sanskrit, et qui est aussi placé entre A et M, représente l’état de rêve. Le son M du son Om symbolise l’état de sommeil profond. L’association entre le dernier son de OM et le sommeil vient du fait que le M est le son terminant la syllabe, comme le sommeil profond est le dernier stade du mental au repos. Un silence court et significatif s’installe inévitablement entre deux OM successifs. A ce silence, est associé, l’idée du quatrième état : turîya. C’est l’état de béatitude parfaite, quand le Soi individuel reconnaît son identité avec le Suprême.”
Ainsi prononcer le mantra OM nous invite à nous reconnecter à la source… Si le monde a été créé par une onde, voire une pensée… puisque pour les yogis, une pensée est une onde (vritti en sanskrit) cela signifie aussi que la pensée nous sépare de notre origine.
Dans la méditation, nous apprenons à contempler notre mental pour réduire le nombre et la quantité de pensées et atteindre l’état de turiya. Il s’agit en fait d’un nettoyage des pensées. Imaginez le nombre de pensées stockées dans le mental… Et si l’on concevait notre mental comme un placard jamais vidé ! Allez dès ce soir, on médite pour se sentir plus léger ! A.U.M

* Vie et Méditation, aux sources de la contemplation, Guy Trédaniel Editeur.

Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux.




La Bhagavad-gita, pierre angulaire de la philosophie Védanta, a été traduite du sanskrit au cours des siècles dans de nombreuses langues. Philippe Rivault, sanskritiste, écrivain et indianiste, vient de publier une nouvelle traduction de ce texte sacré. “Une version plus courte et abrégée que l’on peut emmener avec soi et lire partout.” Pourquoi offrir à ses lecteurs une nouvelle traduction ? Qu’enseigne ce livre ? Quelle actualité a-t-il ? Toutes les réponses dans la vidéo ci-dessous.


Comment transformer ses émotions négatives ? Partie 5

La série d’articles sur “comment transformer ses émotions négatives touche à sa fin”. Pour la clôturer voici les conseils, que j’imagine, vous attendiez tous. J’en ai répertoriés dix. Bonne lecture et surtout très bonne pratique !

  1. Décider de vivre mieux : cela peut paraître simple, mais, pas tant que cela… Pour décider de purifier le mental, il faut souvent en arriver à un ras-le-bol considérable. Tous les matins au réveil, visualisez la meilleure journée qui puisse exister. Répétez fermement : « je décide de passer une très bonne journée. » Si vous vous surprenez à dire : « il faut que. » Prenez conscience du fait que cette décision d’aller vers un mieux être ne doit en aucun cas constituer un effort. On ne lutte pas contre ses émotions négatives. On les accepte avant tout, mais, on décide d’aller vers plus de lumière.

 2.Prendre une distance physique avec votre quotidien : si vraiment votre état émotionnel est des plus chamboulé, il est vraiment conseillé de prendre des vacances. Pourquoi alors ne pas partir au vert ou au bord de la mer pour vous ressourcer le temps nécessaire.
3. Diminuer le contact avec les sources de négativité : il y en a plein. A commencer par celles des médias : télévision, journaux, radios, film d’horreur. Je ne veux pas dire : enfermez- vous dans la bulle des Bisounours, le monde magnifique où tout va bien. Il est préférable lorsque l’on se sent mal de ne pas ajouter à son mal-être encore plus de négativité, sous peine d’en attirer encore davantage dans votre vie. Alors, il est sage de diminuer le temps d’écoute et de lecture des mauvaises nouvelles. Si vous avez l’habitude de dîner avec le JT, il est temps d’éteindre le poste et d’écouter à la place une musique relaxante. Je vous l’assure : vous digérerez bien mieux et plus vite ! De même si votre compagnon commence à aborder les risques nucléaires en France dès le plat d’entrée, lancez un nouveau thème de conversation le plus vite possible ! Le mental adore s’attarder sur le monde qui ne va pas et en ce moment, il a de quoi faire ! Alors attention de ne pas vous aussi, vous laisser happer dans des discussions stériles sur la fin du monde. C’est sûr, il ne va pas bien, mais, en  donnant de l’importance à ce qui ne va pas, la peur et la colère vont gagner du terrain !

4. Faites des asanas, vous en aurez d’autant plus besoin surtout votre état émotionnel ressemble à Fukushima. Dès le matin, faites dix salutations au soleil. 
5. Se promener au moins une fois dans la nature par semaine : cette dernière nous reconnecte à notre essence. Quoi de plus ressourçant que de voir en ce moment les arbres en fleurs et de s’en émerveiller ? Au contact de la nature, le mental redevient aussitôt beaucoup plus calme !
6. Se nourrir correctement. Privilégiez une nourriture végétarienne, légère, fraîche et de préférence biologique. En mangeant des animaux tués à l’abattoir dans des conditions de violence extrême, vous chargez votre corps et vos cellules d’une mémoire de même nature.
7. Développer un esprit de service en pratiquant le karma yoga (l’action désintéressée) Donner sans attendre rien en retour, rend heureux ! C’est même en ces temps obscurs avec le Bakti yoga, la voie la plus rapide vers le bonheur durable.
8. Priez sans retenue ! L’univers est généreux. Pourquoi se priver de son aide ? La meilleure prière consiste à lui demander de nous ôter l’ignorance, source de toutes nos souffrances.
9. Abusez des affirmations positives. Répétez à longueur de journée : « je me sens bien, j’ai confiance en la vie, l’univers est merveilleux, il comble mes besoins en toutes circonstances. » Au début, surtout en pleine crise émotionnelle, vous trouverez certainement cela absurde et bizarre. Mais, pariez pour plus de lumière dans votre vie doit commencer absolument maintenant, il n’y a d’ailleurs pas d’autre moment plus propice que celui-ci.
10. Tenez un journal spirituel ! Chaque soir avant de vous coucher, revoyez le cours de la journée, notez toutes les émotions négatives que vous avez ressenties ! Tentez à chaque fois de comprendre le déclencheur, imaginez une façon plus positive de réagir. Et surtout restez très patient avec vous-même. Transformer ses émotions négatives ne se fera pas en un jour. On ne se juge pas ! Allez, c’est parti, on s’y met tout de suite ! 
Vous avez raté le début de la série d’articles sur comment transformer ses émotions négatives  ? Cliquez sur la partie qui vous intéresse. 

Transformer ses émotions négatives grâce au yoga ? Partie 3

Si Avidya, l’ignorance nous mène à nous attacher à une illusion, à l’aimer voire parfois à la détester – toutes les choses auxquelles nous nous identifions, un jour disparaîtront. Quelle profondeur pouvons-nous avoir : notre identité s’avère être un masque ! Exemple : je m’appelle Mila, française, journaliste, mariée. A la remise de mon diplôme de professeur de yoga Sivananda en septembre 2007, j’ai reçu un prénom spirituel – Parvati. Je dois avouer au début avoir reçu un choc, car je n’aimais pas ce prénom. Parvati, quelle horreur ! Pourtant, qu’est-ce qui avait changé ? J’étais toujours la même … Vous imaginez juste un petit prénom de sept lettres a eu le pouvoir de changer mon état émotionnel en l’espace de quelques secondes à peine !  Finalement, aujourd’hui, j’adore Parvati… Après tout, elle est la femme de Shiva. Quel bon augure pour transmettre l’enseignement du premier yogi de l’univers !
En nous identifions à une façade, nous vivons dans une insécurité émotionnelle permanente. Conséquence de cet état, nous pouvons avoir tendance à chercher la reconnaissance de notre existence dans le regard des autres, ce qui nous entraîne à adapter notre comportement en fonction de leur opinion. Cette dernière peut prendre des mesures complètement disproportionnées. Si je n’existe que dans le regard d’autrui que va-t-il se passer le jour où je m’écarte du chemin qui plait à mes proches ? Vont-ils continuer à m’aimer pour ce que je suis ? Au contraire, soyez fière de ce que vous êtes ! Si l’on ne se respecte pas soi-même, qui va le faire pour nous ?
Autre problème engendré par cette insécurité émotionnelle : vouloir contrôler les autres toujours pour se sentir exister. Ces derniers ne font pas ce que vous souhaitez ? C’est la colère assuré ! Pourtant il est impossible d’ajuster le monde. « Vous avez déjà tiré la queue d’un cochon, aimait expliquer Swami Vishnudevananda ? Elle reprendra toujours sa forme de tire-bouchon ! Le monde est ainsi ! »
Pour changer notre environnement (y compris l’état de la planète), il nous incombe avant tout de changer nous-mêmes. Nos émotions et notamment nos émotions négatives nous guident en appuyant exactement sur le point à travailler ! Pour cela, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne notre mental. Ce qui fera l’objet du prochain billet à paraître.

Exercice pour aujourd’hui : notez dans un journal vos émotions de la journée. Tentez de comprendre comment elles se sont déclenchées. Si vous notez de la colère ou de la tristesse ou de la peur, vous pouvez faire ce petit travail de visualisation. Prenez une posture assise confortable (cela peut être la posture de méditation jambre croisée le dos bien droit ou vous asseoir le dos bien droit sur une chaise, les pieds à plats et parallèle sur le sol) Fermez les yeux. Prenez une dizaine de respirations yogiques complètes. Laissez venir à vous l’émotion désagréable. Puis visualisez une lumière blanche autour de vous, et sentez peu à peu cette émotions se dissoudre dans la lumière. Sentez que vous vous nettoyez ! Bonne pratique !

Trois conseils yogiques pour dépolluer la planète !

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Fracturation hydraulique, gaz de schistes, vous en avez déjà entendu parlés ? Si ce n’est pas encore le cas, ne ratez en aucun cas, le documentaire Gasland nominé aux oscars, qui paraîtra sur nos écrans le 6 avril prochain (Et ici ce soir en cliquant sur la vidéo ci-dessus à condition de comprendre l’anglais). Dans ce film, Josh Fox, le réalisateur, nous explique de façon très claire la prochaine catastrophe écologique qui nous attend en France et qui a déjà fait des ravages aux Canada et aux Etats-Unis, notamment en Pennsylvanie. A cause de la fracturation hydraulique de compagnies, les nappes phréatiques de cet état sont devenus complètement polluées à tel point que les habitants ne peuvent plus se servir de l’eau de leur robinet, ni pour boire, ni pour se doucher, ni pour arroser leurs plantes. Selon une enquête de fond de New York Times, l’eau est devenue radioactive, ce qui expliquerait peut-être la raison pour laquelle les animaux de cette région perdent leurs poils !
Le gouvernement français a accordé en mars 2010 des autorisations notamment à la compagnie Total, pour l’exploration de gaz et d’huile de schiste notamment à la compagnie Total, sans concerter, ni les députés, ni les collectivités locales. Le bassin parisien, l’Est et le Sud de la France sont concernés. A priori, une troisième vague d’autorisations est à craindre dans les mois à venir, touchant au total 70% du territoire.
A part un ou deux éveillés, la presse n’a pas vraiment répercuté le problème aux citoyens. En tant que professeur de yoga, mais également journaliste, je m’interroge :
– Pourquoi continuons-nous à nous empoisonner, alors que nous savons tous en matière d’environnement que nous allons directement à notre destruction ? Pourquoi continuons-nous à rouler en voiture et à acheter de l’essence alors qu’elle n’a jamais été aussi chère et qu’elle nous intoxique à petit feu ? Pourquoi continuons-nous à consommer des produits remplis de pesticides et d’additifs toxiques, si nous savons qu’ils nous donnent le cancer ? Pourquoi continuons-nous à manger de la viande alors qu’il suffirait d’arrêter pour que la planète entière puisse manger à sa faim ? Bref, pourquoi sommes-nous si lents à changer nos habitudes et à réagir en masse face aux dangers qui nous guettent ?
Pas de mystère selon les yogis ! Le problème est bel et bien collectif. Nous avons tous le même défaut de fabrication : le mental souffre d’une bonne dose d’ignorance, d’égoïsme, de compulsions et d’émotions non maitrisées. Tant que l’homme n’aura pas trouvé la paix intérieure, la pollution continuera… La bonne nouvelle ? Il suffit que nous commencions à changer nous-mêmes pour influencer notre entourage. Trois petits principes yogiques pour commencer.

1. Pratique le détachement des objets : le monde est changeant, s’y attacher est donc source de souffrance. Attention, cela ne veut pas dire ne pas y faire attention… Mais peut-être pouvons nous commencer notre saddhana (pratique yogique) en diminuant notre intérêt pour les objets de ce monde. Aucun d’entre eux ne nous rendra heureux, du moins, pas plus d’une heure ou quelques jours. A quoi bon alors ? Exercice pour demain : je n’achète que le strict nécessaire pour vivre.
2. Deviens le témoin de tes pensées : les pensées sont des ondes qui nous traversent. Certaines partent aussi vite qu’elles sont arrivées. D’autres restent. Petit à petit, elles creusent des sillons dans notre mental… C’est ce que l’on appelle des Samskara, soit des habitudes de pensée et plus on les répète, plus elles s’imprègnent en nous, déterminant notre caractère et enfin notre destinée. Observer nos pensées nous permet de prendre de la distance par rapport au film de notre vie. Cela donne de la force pour choisir de garder celles qui nous font du bien et celle qui nous détruisent. Vous me suivez ? Deuxième exercice pour demain… avant de dormir retrace toutes les pensées qui t’ont fait du mal et essaye de refaire le film avec des images plus positives.
3. Accueille les émotions négatives mais décide de les transcender. (je reviendrai dans un prochain billet sur ce conseil. A suivre !

En 2011, je médite !

Envie de vivre dans la paix ? Méditer peut vous aider. 
@Roshnii
Pantajali nous invite dans un de ses premiers sutras à éliminer les vritis de notre mental, c’est-à-dire les ondes de pensées.  Ne plus penser : voilà le but du yoga… Pour tout néophyte, cette phrase revêt un caractère très effrayant. « Mais si j’arrête de penser, je deviens un légume ! » Rassurez-vous, il n’en est rien ! Avez-vous déjà prêté attention aux bruits de vos pensées, ne serait-ce que cinq minutes ? Quel meilleur repos que celui du sommeil profond la nuit, quand enfin cette radio incessante cesse ses babillages. Cet état vous effraye-t-il pour autant ? En fait, tel est celui qui nous rapproche le plus de la méditation. A ne pas confondre, néanmoins. Pendant le sommeil profond, la conscience est endormie. A contrario, en méditant, nous gardons pleine conscience. Nous voilà d’un coup projeté dans un espace lumineux, calme, harmonieux, loin du vacarme incessant de cet enfant, se laissant happer dans les sillons répétitifs de son disque rayé, parfois cauchemardesques. Méditer revient à recréer des espaces de silence dans son mental, un peu comme on vidait une pièce trop encombrée. Au final, on y voit plus clair !
 
Or, dans cette société, tout nous invite à penser davantage :  informations non stop 24 heures sur 24, musique au moins un tiers de la journée sur les oreilles, conversation en illimité sur les mobiles, mails et textos, films illimités, publicité placardée aux quatre coins des villes… Sans parler de l’Internet mobile, qui, selon une étude de Adam Gazzaley, chercheur en neurologie pour l’Université de Californie à San Francisco,  modifierait complètement notre mode de pensée.
Notre mental est l’invité numéro un de toutes ces activités … Comment trouver la paix et l’harmonie dans ce vacarme incessant, extérieur et intérieur de notre être. Quelle conscience mettons-nous dans nos pensées ? Vous laissez-vous entrainer par vos pensées, voire les pensées extérieures (puisque nous baignons dans un océan de vritis) ou bien arrivez-vous à les guider comme bon vous semble ? Comment réussir à fixer le mental sur un point quand autant de distractions nous incitent à vagabonder d’un objet à un autre ? 
Tel est le but du yoga.
En étudiant l’encéphalogramme de personnes méditant, des chercheurs américains ont réussi à distinguer quatre états du mental.
  • Etat béta : le plus courant de tous. Il s’agit de la période d’éveil. Le mental saute d’une pensée à une autre suivant les stimuli sensoriels qu’il reçoit.
  • Etat alpha : le mental se calme
  • Etat théta : il s’agit d’un état de rêverie, les images remplacent les mots.
  • Etat Delta : état dans lequel le mental se trouve durant le sommeil profond, c’est-à-dire sans rêve.
Lors de ces expériences de méditation, les chercheurs ont découvert que les ondes bétas devienennt alpha. Plus on médite depuis longtemps, plus on bénéficie des ondes théta et delta. Si la science n’a pas encore réussi à élucider pourquoi, les pensées deviennent des ondes alphas lors de l’expérience de méditation, alors que la personne ne dort pas, le yoga, semble avoir la réponse depuis longtemps. Pour les yogis, cet état décrit par les scientifiques comme Delta, correspond en fait à celui où l’individu se coupe de son égo, il arrive à un autre niveau de conscience. Pour eux, l’état delta correspond en fait au niveau de conscience universel. Et d’ailleurs, ils ajoutent d’autres niveaux de conscience : Turiya. Dans cet état, l’être arrive à rester connecter en permanence à la fois avec le monde égotique et universel. Et enfin samadhi…

Mouna : Yoga du silence

Marre de perdre votre temps et votre énergie dans des conversations  infructueuses ? Pourquoi ne pas pratiquer Mouna, le yoga du silence ? Brève explication du principe et de ses bénéfices.

Gardez le silence !!! Voilà une pratique à contre courant dans notre société où tout un chacun ouvre la bouche pour s’exprimer sur tout et n’importe quoi !. Mais avez-vous déjà remarqué comment parfois certaines conversations, pourtant très longues, restent infructueuses ? Chacun parle dans son coin sans écouter l’autre. Dans ces cas-là, les égos parlent, se blessent, pour un résultat des plus médiocres. Le yoga est radical à ce niveau-là… Il préconise la parole modérée et pondérée. Vous sentez que la conversation est bloquée et surtout que votre interlocuteur est en colère ? Inutile d’aller plus loin, gardez le silence !

Swami Sivananda allait plus loin en disant : “endurer les plus grandes insultes représente la forme de yoga la plus élevée”. Il considérait d’ailleurs Jésus comme le plus grand des yogis.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la parole fluctue comme le vent. Ce qui est vrai hier, ne l’est plus aujourd’hui, et encore moins demain. La parole égotique est tout aussi fausse que le mirage dans le désert.

Attention, le yoga du silence ne préconise pas non plus de ne plus parler du tout. Le yoga préconise avant tout le discernement. Parler juste, au bon moment. Pour s’y habituer, il existe la pratique de Mouna : il s’agit de garder le silence régulièrement pendant une ou deux heures durant la journée. SI vous êtes entouré, il faut bien sûr avertir les personnes autour de vous, de façon à ne pas les blesser.

Je reproduis ci-dessous un court paragraphe écrit par Swami Sivananda dans son livre “Vie divine pour les enfants”

“+ Peser chaque mots avant de parler
+ Ne dîtes jamais du mal de personne
+ N’exagérez jamais
+ Dites la vérité, soyez précis
+ Contrôlez votre langage
+ Parlez peu
+ Mesurez les mots que vous employez
+ Ne parlez plus pour un rien
+ Avant de parler, réfléchissez soigneusement si ce que vous allez dire est vrai gentil et va aider les autres
+ Si ce n’est pas le cas, n’ouvrez pas la bouche.
+ Mêlez-vous de ce qui vous regarde
+ N’intervenez pas dans les affaires des autres
+ Si vous entendez un scandale sur une autre personne, ne le répétez pas.
+ N’essayez jamais de vous rendre intéressant
+ Apprenez la virtue du silence
+ Ne donnez pas votre opinion, si personne ne vous l’a demandée
Si vous observez ces règles vous vivrez heureux et en paix. Les gens vous respecteront et vous admireront ;
vous obtiendrez le succès dans la vie”

Pratique : aujourd’hui lundi gardez le silence pendant une heure.

Méditation, septième étape du raja yoga

C’était, il y a environ trois semaines : le 22 avril. Ce jour-là, le Nouvel Observateur a publié tout un dossier intitulé “les pouvoirs de la méditation.”

Je salue vraiment le travail des journalistes, auteur de cette série d’articles très inspirants. Je regrette un peu qu’ils n’aient pas fait le lien entre méditation et yoga, deux disciplines absolument inséparables. Aussi inséparable que l’eau de l’océan ! En France, on pense souvent que la méditation vient du boudhisme. Mais on oublie que Buddha était né hindouiste. Si le yoga est l’océan, la méditation représente l’eau de cet océan.

Le Hatha yoga, (ce que l’on connait comme les postures en occident) n’est qu’une des étapes dans les huit que constitue le Raja yoga : le yoga de l’étude du mental. Sur ce chemin, la méditation constitue la septième étape avant le samadhi : la libération du samsara, but ultime de toutes vie des yogis !

Pratique aujourd’hui : vingt minutes de méditation. 

Sanskrit : la langue des yogis

Cela fait un moment que je pense à écrire ce billet sur le sanskrit. Vous avez sans doute remarqué, le mot revient au moins une fois à chaque billet.. ALors, oui, le sanskrit est bien la langue des sanskrits. En fait une langue indo européenne comme l’anglais ou la français, et certainement une des plus vielles langues au monde. On estime que cette langue classique ancienne de l’Inde remonte à plus de 1500 av. J.C. Les textes sacrés de l’hindouisme, les Veda, furent écritent dans cette langue indo-aryenne. Le sanskrit, signifiant parfait, est la langue des dieux. AUjourd’hui, on compte environ 6000 personnes qui la parlent.
C’est une langue très précise, et si les yogis l’utilisent autant, c’est qu’elle possède des concepts comme bramah, karma, maya, chitta, qui décrivent des états très précis du mental.
Si le sujet vous passionne, je vous conseille fortement de visionner cette vidéo très intéressante, attention, elle est en anglais ! Bonne écoute !

yoga au téléphone

Je suis certaine que vous faites partie comme moi des millions d’internautes qui ont dû un jour ou l’autre patienter au bout du fil pour obtenir une mise en relation avec le service client d’un FAI ! Une vraie partie de plaisir, avouez ! Pour éviter de ruiner en cinq minutes toute l’énergie que vous venez de gagner en pratiquant vos asanas le matin, j’ai la solution : le likhita japa !
Vous vous souvenez, japa signifie répéter (sinon relire billet suivant)
Likhita veut dire écrire : mais attention, on n’écrit pas des injures contre son FAI ! Il s’agit au contraire de prendre votre plus belle écriture pour rédiger des mots sacré, soit des mantras en sanskrit. Exemple :

Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya,Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, Om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya, om namo narayanaya


C’est le mantra de VIshnu hindou, le dieu qui maintient l’équilibre et l’harmonie sur terre, par extension la paix… Bon, je l’avoue, un 8 mai, cela s’imposait grandement aussi. Les mantras sont des mots comme vous l’avez compris, mais, ils ont surtout une structure sonore… En écoutant cette vidéo, vous aurez une idée de comment prononcer Om namo narayanya

L’intérêt d’écrire un mantra ?
Premier effet, il permet de se concentrer, Deux, il apaise l’esprit, trois, il répand une atmosphère de paix. 

Swami Vishnu Devananda, un des nombreux disciples de Sivananda et fondateur des fameux centres Sivananda, avait sur la fin de sa vie créer une banque de mantra écrit. Elle existe encore aujourd’hui ; en fait il s’agit d’une grotte située dans les himalayas, à environ 4000 Mètres d’altitudes. 

 (J’ai un peu triché, sur la photo, il s’agit en fait du mont Kailas, l’endroit le plus sacré pour les Hindus) Mais, bon, l’esprit y est.. Donc dans cette grotte, il a placé un cristal pour diffuser la paix dans le monde. Vous pouvez en faire de même en écrivant des mantras quand vous devez attendre au téléphone ! Bonne pratique !